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	<title>Chronique Ouvriere</title>
	<link>http://chronique-ouvriere.fr/</link>
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Chronique Ouvri&#232;re r&#233;unit des militants qui ont &#233;t&#233; confront&#233;s aux questions soulev&#233;es par le droit du travail &#224; l'occasion des luttes qu'ils ont men&#233;es dans leur entreprise ou devant les juridictions. Chronique Ouvri&#232;re propose des d&#233;bats militants sur le droit du travail et sur son &#233;volution. Il y est &#233;galement donn&#233; une information sur des textes et des d&#233;cisions susceptibles d'aider les travailleurs &#224; faire respecter leurs droits (soit sous la forme de commentaires, soit sous la forme de &#171; br&#232;ves &#187;). Chronique Ouvri&#232;re est bien s&#251;r ouverte &#224; toutes celles et ceux qui souhaiteraient participer &#224; nos discussions, men&#233;es par des acteurs du combat syndical. N'h&#233;sitez pas &#224; envoyer vos projets d'articles ou les d&#233;cisions que vous souhaitez voir commenter &#224; redaction@chronique-ouvriere.fr </description>
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		<title>L'acc&#232;s au principe de faveur menac&#233; par la &quot;nouvelle dynamique&quot; de l'accord de comp&#233;titivit&#233; Renault</title>
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		<dc:date>2013-06-04T20:21:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Pascal MOUSSY, Marie Laure DUFRESNE-CASTETS</dc:creator>



		<description>L'accord de groupe &#171; Contrat pour une nouvelle dynamique de croissance et de d&#233;veloppement social de Renault en France &#187; du 13 mars 2013 comporte un chapitre 12 intitul&#233; &#171; Clauses administratives et juridiques &#187;. Dans ce chapitre, figure le paragraphe suivant : &#171; Afin de garantir l'&#233;conomie g&#233;n&#233;rale du pr&#233;sent accord, dont l'application n&#233;cessite un caract&#232;re conventionnel homog&#232;ne dans le p&#233;rim&#232;tre vis&#233; au chapitre 1, et consid&#233;rant les dispositions du pr&#233;sent accord comme globalement plus favorables &#224; (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'accord de groupe &lt;i&gt;&#171; Contrat pour une nouvelle dynamique de croissance et de d&#233;veloppement social de Renault en France &#187;&lt;/i&gt; du 13 mars 2013 comporte un chapitre 12 intitul&#233; &lt;i&gt;&#171; Clauses administratives et juridiques &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ce chapitre, figure le paragraphe suivant :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Afin de garantir l'&#233;conomie g&#233;n&#233;rale du pr&#233;sent accord, dont l'application n&#233;cessite un caract&#232;re conventionnel homog&#232;ne dans le p&#233;rim&#232;tre vis&#233; au chapitre 1, et consid&#233;rant les dispositions du pr&#233;sent accord comme globalement plus favorables &#224; l'ensemble des salari&#233;s inclus dans son champ d'application, les parties conviennent qu'elles pr&#233;vaudront sur celles, contraires ou diff&#233;rentes, des accords d'entreprises et d'&#233;tablissements conclus pr&#233;c&#233;demment. Il en sera ainsi, notamment, des stipulations du pr&#233;sent accord relatives au temps de travail (Chapitre 3, 4 et 5). Elles pr&#233;valent aussi de plein droit aux stipulations portant sur le m&#234;me objet des accords d'&#233;tablissements et des accords d'entreprises conclus selon les principes de l'accord du 15 avril 1999 &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les signataires de l'accord concernant le groupe constitu&#233; par RENAULT s.a.s. et ses filiales industrielles (MCA, SOVAB, STA, RST, ACI Villeurbanne, SOFRASTOCK International et la Fonderie de Bretagne) se d&#233;cernent donc un satisfecit en consid&#233;rant que les dispositions de cet accord sont &lt;i&gt;&#171; globalement plus favorables &#187;&lt;/i&gt; que celles des dispositions des accords d'entreprises et des accords d'&#233;tablissements portant sur les m&#234;mes domaines. Et ils en d&#233;duisent que les stipulations de l'accord de groupe pr&#233;valent de plein droit sur celles des accords d'entreprises et d'&#233;tablissements.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'accord de groupe l'emporte automatiquement sur les accords d'entreprises et d'&#233;tablissements. Ce sont les signataires de l'accord de groupe qui d&#233;terminent eux-m&#234;mes quelles sont les dispositions conventionnelles les plus avantageuses pour les salari&#233;s. Il n'y a plus mati&#232;re &#224; intervention judicaire en vue de r&#233;soudre un conflit entre plusieurs normes conventionnelles : le postulat est pos&#233; par les signataires de l'accord de groupe que les dispositions qu'ils ont &#233;labor&#233;es pr&#233;valent &lt;i&gt;&#171; de plein droit &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La m&#233;thode de r&#233;solution des conflits mise en &#339;uvre par le &lt;i&gt;&#171; Contrat pour une nouvelle dynamique de croissance et de d&#233;veloppement social de Renault en France &#187;&lt;/i&gt; a le charme de l'in&#233;dit. Mais elle pr&#233;sente &#233;galement toutes les caract&#233;ristiques de la &lt;i&gt;&#171; voie de fait &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;I. L'accord de groupe ne se substitue pas &#224; l'accord d'entreprise ou d'&#233;tablissement. Le concours de normes conventionnelles entra&#238;ne l'application du &#171; principe de faveur &#187;.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1994, avant qu'intervienne la reconnaissance l&#233;gale de la n&#233;gociation de groupe, il a &#233; &#233;t&#233; relev&#233; qu' &lt;i&gt;&#171; on s'est beaucoup interrog&#233; sur la possibilit&#233; d'instituer &lt;strong&gt;une hi&#233;rarchie &#224; l'int&#233;rieur d'un groupe entre accord de groupe et accords d'entreprise ou d'&#233;tablissement&lt;/strong&gt; afin d'unifier le statut du personnel de l'ensemble des entreprises du groupe &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette interrogation se voyait donner une r&#233;ponse sans ambigu&#239;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On voit mal, en effet, comment une n&#233;gociation men&#233;e au niveau du groupe pourrait avoir pour objet de rendre caduque ce qui a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; n&#233;goci&#233; dans les entreprises. Seule une n&#233;gociation men&#233;e &#224; tous les niveaux peut conduire &#224; une homog&#233;n&#233;isation, qui ne pourrait &#234;tre impos&#233;e au m&#233;pris d'accords d&#233;j&#224; conclus, accords dont sait qu'ils peuvent &#234;tre r&#233;vis&#233;s ou d&#233;nonc&#233;s. &lt;strong&gt;Le principe hi&#233;rarchique ne reposant sur aucun texte&lt;/strong&gt;, il ne peut donc d&#233;lier certains employeurs des engagements qu'ils ont conclus dans les entreprises du groupe &#187;&lt;/i&gt; (Ph. LANGLOIS, &lt;i&gt;&#171; La pluralit&#233; des conventions collectives applicables &#224; un m&#234;me contrat de travail &#187;&lt;/i&gt;, Le droit collectif du travail. Etudes offertes &#224; Madame le Professeur H&#233;l&#232;ne SINAY, Peter Lang, 1994, 29).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 30 avril 2003, la Cour de cassation a rendu un arr&#234;t qui a reconnu &#224; l'accord de groupe la dimension juridique d'un v&#233;ritable accord collectif de travail dans les termes suivants : &lt;i&gt;&#171; Des employeurs et des syndicats repr&#233;sentatifs peuvent instituer, pa voie d'accord collectif, en vue de n&#233;gocier sur des sujets d'int&#233;r&#234;t commun aux personnels des entreprises concern&#233;es du groupe, une repr&#233;sentation syndicale de groupe compos&#233;e de d&#233;l&#233;gu&#233;s choisis par les organisations syndicales selon des modalit&#233;s pr&#233;alables, &lt;strong&gt;d&#232;s lors que les n&#233;gociations pour lesquelles il lui donne comp&#233;tence ne substituent pas &#224; la n&#233;gociation d'entreprise &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;(Cass. Soc. 30 avril 2003, Liaisons sociales n&#176; 815 du 12 mai 2003 ; Dr. Ouv. 2003, 398).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a &#233;t&#233; relev&#233; que &lt;i&gt;&#171; la pr&#233;cision de l'arr&#234;t selon laquelle la n&#233;gociation de groupe ne doit pas se substituer &#224; la n&#233;gociation d'entreprise ou y faire obstacle n'est que l'application d'un principe g&#233;n&#233;ral selon lequel les parties &#224; un accord de groupe, diff&#233;rentes de celles d'un accord d'entreprise, ne peuvent pr&#233;tendre limiter l'exercice du droit &#224; la n&#233;gociation &#224; un autre niveau, sp&#233;cialement dans l'entreprise. Ind&#233;pendamment de ce principe, l'arr&#234;t signifie aussi tr&#232;s clairement que la n&#233;gociation de groupe, quand bien m&#234;me elle est conduite du c&#244;t&#233; employeur par des entreprises du groupe, ne peut jamais valoir &lt;strong&gt;n&#233;gociation d'entreprise obligatoire&lt;/strong&gt; dans ces m&#234;mes entreprises. Effectivement, si l'on pouvait se pr&#233;valoir d'une n&#233;gociation interentreprises conduite dans les conditions de l'article L. 132-2 pour pr&#233;tendre que les obligations de n&#233;gocier dans l'entreprise sont remplies, il y aurait clairement violation des dispositions d'ordre public relatives &#224; la n&#233;gociation d'entreprise &#187; &lt;/i&gt;(M.L. MORIN, &#171; Les accords collectifs de groupe. Une vari&#233;t&#233; d'accords collectifs de droit commun &#187;, RJS 10/03, 746).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autres commentaires ont tir&#233; le m&#234;me enseignement de l'arr&#234;t Axa du 30 avril 2003.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#171; L'accord de groupe ne peut pas faire &#233;chec au principe de faveur. &lt;/strong&gt;Celui-ci permet que la n&#233;gociation au niveau inf&#233;rieur ou sp&#233;cial engendre des normes plus favorables aux travailleurs. Le principe &#233;tant d'ordre public, l'accord de groupe ne peut pas l'&#233;carter&#8230; Interdit de substitution &#224; l'accord d'entreprise, l'accord de groupe re&#231;oit une vocation d'orientation, non contraignante, des n&#233;gociations d'entreprise, &#224; tout le moins dans le champ couvert par les obligations de n&#233;gocier dans l'entreprise. Il ne peut emp&#234;cher la ren&#233;gociation &lt;strong&gt;in favorem&lt;/strong&gt; au niveau de l'entreprise &#187;&lt;/i&gt; (P. RODIERE, &#171; L'&#233;mergence d'un nouveau cadre de n&#233;gociation collective ? &#187;, Semaine Sociale Lamy, 2003, n&#176; 1125).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Si on admet que l'accord de groupe puisse porter sur des th&#232;mes objet d'un accord d'entreprise, celui-ci peut-il se substituer aux accords d'entreprise applicables au sein de diff&#233;rentes soci&#233;t&#233;s du groupe et ayant le m&#234;me objet ?... Il semble cependant que si la substitution expresse ne peut en tant que telle &#234;tre admise, le principe de faveur devrait tout naturellement avoir sa place. Ainsi, &lt;strong&gt;en cas de concours entre un accord de groupe et un accord d'entreprise pr&#233;existant et dont l'objet est le m&#234;me, l'accord le plus favorable s'appliquerait&lt;/strong&gt; &#187;&lt;/i&gt; (J. GRANGE, N. EL AOUGRI, &#171; La n&#233;gociation de groupe &#187;, Semaine Sociale Lamy, 2003, n&#176; 1144).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &lt;i&gt;&#171; conventions ou accords de groupe &#187;&lt;/i&gt; sont aujourd'hui express&#233;ment pr&#233;vus par les articles L. 2232-30 &#224; L. 2232-5 du Code du travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces dispositions sont issues de de la loi n&#176; 2004-391 du 4 mai 2004 relative &lt;i&gt;&#171; &#224; la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'article 46 de la loi consacre le niveau du groupe d'entreprises pour la n&#233;gociation collective et pr&#233;cise le r&#233;gime applicable &#224; ce niveau de n&#233;gociation. Le texte de loi reste toutefois muet sur l'articulation entre l'articulation entre l'accord de groupe et l'accord d'entreprise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais la circulaire DRT n&#176; 09 du 22 septembre 2004, qui pr&#233;cise les nouvelles r&#232;gles de la n&#233;gociation collective issue du titre II de la loi du 4 mai 2004, est beaucoup plus explicite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La fiche n&#176; 5 de cette circulaire est consacr&#233;e aux &lt;i&gt;&#171; accords de groupe &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle rappelle tout d'abord que les nouvelles dispositions l&#233;gales ne font pas du groupe un nouveau niveau de n&#233;gociation en tant que tel qui se situerait dans la hi&#233;rarchie des accords entre l'accord de branche et l'accord d'entreprise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle reprend ensuite le principe pos&#233; par l'arr&#234;t Axa selon lequel la n&#233;gociation de groupe n'a pas vocation &#224; se substituer &#224; la n&#233;gociation d'entreprise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle pr&#233;cise enfin que &lt;i&gt;&#171; lorsque l'accord de groupe porte sur des domaines d&#233;j&#224; trait&#233;s par des accords d'entreprise, les clauses de l'accord de groupe ne peuvent pr&#233;valoir sur les stipulations des accords d'entreprises ant&#233;rieurs ayant le m&#234;me objet que si elles sont plus favorables pour les salari&#233;s &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette absence de pr&#233;&#233;minence hi&#233;rarchique de l'accord de groupe et la mise en &#339;uvre du principe de faveur d'entreprise ont &#233;t&#233; relev&#233;es &#224; plusieurs reprises.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les diff&#233;rences relev&#233;es, sur un m&#234;me point, entre les stipulations d'une convention ou d'un accord de groupe et celles d'une convention ou d'un accord d'entreprise, sp&#233;cialement applicable dans l'une des entit&#233;s du groupe, ne peut se r&#233;soudre par l'application d'un quelconque principe hi&#233;rarchique. &lt;strong&gt;Les salari&#233;s concern&#233;s pourront donc revendiquer, sur le point consid&#233;r&#233;, le b&#233;n&#233;fice des stipulations qui leur seront le plus favorables.&lt;/strong&gt; Ainsi, d&#232;s lors que &#171; l'accord de groupe porte sur des domaines d&#233;j&#224; trait&#233;s par des accords d'entreprise, les clauses de l'accord de groupe ne peuvent pr&#233;valoir sur les stipulations des accords d'entreprise ant&#233;rieurs ayant le m&#234;me objet que si elles sont plus favorables pour les salari&#233;s &#187; &#187;&lt;/i&gt; (B. TEYSSIE, &#171; Variations sur les conventions et accords collectifs de groupe &#187;, Dr. Soc. 2005, 649).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'on peut d&#233;duire de ces diverses dispositions que le principe de faveur demeure la r&#232;gle lorsqu'il y aura lieu de r&#233;soudre le conflit entre les normes conventionnelles suivantes : &#8230;
&#61550;	un accord de groupe et les conventions et accords d'entreprise ou d'&#233;tablissement du groupe : la loi nouvelle est silencieuse sur cette hypoth&#232;se de conflit, manifestement oubli&#233;e par le projet de loi aussi bien que dans les travaux parlementaires ; le principe de faveur devant n&#233;cessairement recevoir application, dans le silence de la loi, la jurisprudence pr&#233;cit&#233;e de la chambre sociale de la Cour de cassation , du 20 mars 1980, conserve toute son actualit&#233; &#187;&lt;/i&gt; (A. CHEVILLARD, &#171; Les conflits de normes &#187;, Semaine Sociale Lamy, 2008, n&#176; 1361).&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;II. Le &#171; principe de faveur &#187; : un &#171; principe fondamental de droit du travail &#187; dont le juge est le garant.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;&#171; principe de faveur &#187;&lt;/i&gt; n'est pas secondaire en droit du travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Entre tous les principes g&#233;n&#233;raux du droit du travail, le plus fondamental est sans doute celui selon lequel &#171; en cas de conflit de normes, c'est la plus favorable aux salari&#233;s qui doit recevoir application &#187; &#187;&lt;/i&gt; (G. COUTURIER, observations sous Cass. Soc. 19 f&#233;vrier 1997, Dr. Soc. 1997, 433).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce principe fondamental est un &lt;i&gt;&#171; principe-r&#232;gle &#187;&lt;/i&gt; dont le contenu, en contexte de contentieux, &lt;i&gt;&#171; est apte &#224; jouer comme r&#232;gle applicable au litige au sens de l'art. 12, al. 1 nouv. C. pr. Civ.&lt;/i&gt; [&#171; Le juge tranche le litige conform&#233;ment aux r&#232;gles de droit qui lui sont applicables &#187;] &#187;. Il donne la solution &lt;i&gt;&#171; du conflit naissant d'un concours de r&#232;gles de sources diff&#233;rentes. L'originalit&#233; de cette solution est de retenir comme crit&#232;re de primaut&#233;, non la hi&#233;rarchie de ces sources, mais la plus grande faveur pour les salari&#233;s &#187; &lt;/i&gt;(A. JEAMMAUD, &#171; Le principe de faveur. Enqu&#234;te sur une r&#232;gle &#233;mergente &#187;, Dr. Soc. 1999, 115 et s.).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le statut de &lt;i&gt;&#171; principe fondamental de droit du travail &#187;&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; reconnu au &lt;i&gt;&#171; principe de faveur &#187;&lt;/i&gt; par deux arr&#234;ts de la Cour de cassation du 17 juillet 1996 (Bull. V, n&#176; 296 et 297) et par une d&#233;cision du Conseil constitutionnel du 29 avril 2004 (d&#233;cision n&#176; 2004-494 DC du 29 avril 2004) (Voir S. LAULOM et N. MERLEY, &#171; La fabrication du principe de faveur &#187;, RDT, 2009, 219 et s.).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le &lt;i&gt;&#171; principe fondamental de droit du travail &#187;&lt;/i&gt; est une &lt;i&gt;&#171; r&#232;gle d'origine publique &#187;&lt;/i&gt; qui occupe dans la hi&#233;rarchie des sources de droit du travail une place interm&#233;diaire entre la loi et le r&#232;glement dans la mesure o&#249; la premi&#232;re est seule comp&#233;tente pour y porter atteinte tandis que le second doit le respecter (voir B. MATHIEU, Les sources du droit du travail, Que sais-je ?, 6 et s.).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les conventions et accords collectifs, qui figurent parmi les &lt;i&gt;&#171; r&#232;gles d'origine priv&#233;e &#187;&lt;/i&gt; (voir B. MATHIEU, op. cit., 91 et s.), viennent apr&#232;s les &lt;i&gt;&#171; principes fondamentaux du droit du travail &#187; &lt;/i&gt;dans la hi&#233;rarchie des sources du droit du travail.
C'est au juge qu'il appartient de faire pr&#233;valoir le &#171; principe de faveur &#187; en cas de concours de normes conventionnelles. Il lui appartient de r&#233;soudre le litige suscit&#233; par le refus d'octroyer l'avantage revendiqu&#233; en d&#233;terminant quelle est la disposition conventionnelle la plus favorable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme l'a relev&#233; G&#233;rard COUTURIER, le principe de faveur &lt;i&gt;&#171; a pour corollaire la m&#233;thode de &#171; pes&#233;e des avantages &#187; qui sert &#224; d&#233;terminer entre deux normes celle qui doit &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme la plus favorable &#187;&lt;/i&gt; (G. COUTURIER, obs. pr&#233;c.). Et c'est bien &#233;videmment au juge, et non &#224; l'une ou l'autre des parties, de tenir la balance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;G&#233;rard LYON-CAEN a soulign&#233; que ce sont les juges qui d&#233;finissent l'ordre public en droit du travail, lorsqu'&#224; l'occasion d'un diff&#233;rend ils sont amen&#233;s &#224; se prononcer au regard du &lt;i&gt;&#171; principe de faveur &#187; &lt;/i&gt;(G. LYON-CAEN, &#171; L'&#233;tat des sources du droit du travail (agitations et menaces) &#187;, Dr. Soc. 2001, 1034).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En tout &#233;tat de cause, il est commun&#233;ment admis que la comparaison qui conduit &#224; qualifier une disposition conventionnelle de &lt;i&gt;&#171; plus favorable &#187;&lt;/i&gt; rel&#232;ve de l'office du juge (voir, par exemple, C. RADE, &#171; L'appr&#233;ciation de la notion de disposition plus favorable &#187;, Dr. Soc. 2000, 382 ; P. LOKIEC, Droit du travail / 2, 218).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et la lecture des arr&#234;ts rendus par la Cour de cassation ne pr&#234;tent &#224; aucune &#233;quivoque. C'est au juge qu'il appartient, en cas de concours de normes conventionnelles, de se livrer &#224; la comparaison des avantages pour d&#233;terminer quel est le r&#233;gime le plus favorable (voir, notamment, Cass. Soc. 3 novembre 1999, Liaisons sociales du 9 d&#233;cembre 1999, jurisprudence n&#176; 653 ; Cass. 18 janvier 2000, Bull. V, n&#176; 27 ; Cass. 10 octobre 2007, n&#176; 06-43068 ; Cass. Soc ; 19 d&#233;cembre 2007, n&#176; 06-43330, RDT 2008, 399).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La norme conventionnelle qui fait l'objet de la comparaison ne saurait, s'affranchissant du contr&#244;le judicaire, d&#233;cr&#233;ter elle-m&#234;me que c'est elle qui est a priori la plus avantageuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le parall&#232;le peut &#234;tre fait avec la m&#233;thode mise en &#339;uvre pour v&#233;rifier que les dispositions d'un accord collectif sont conformes &#224; cet autre principe d'ordre public qu'est le principe d'&#233;galit&#233; de traitement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque la norme conventionnelle pr&#233;voit des diff&#233;rences de traitement, il ne suffit pas qu'elle expose les raisons qui la conduisent &#224; consid&#233;rer comme justifi&#233;es des disparit&#233;s pour que les d&#233;bats soient clos. C'est au juge qu'il appartient de contr&#244;ler si la finalit&#233; de la diff&#233;rence de traitement organis&#233;e conventionnellement est admissible au regard du principe d'&#233;galit&#233; (voir Cass. Soc. 8 juin 2011, n&#176; 10-11933, Bull. V, n&#176; 143 ; Cass. Soc. 8 juin 2011, n&#176; 10-14725, Bull. V, n&#176; 155 : arr&#234;ts cit&#233;s dans le n&#176; 15946 du 30 septembre 2011 de Liaisons sociales, &#171; La discrimination. L'&#233;galit&#233; professionnelle &#187;, 34).&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;III. Les signataires de l'accord de groupe du 13 mars 2013 ont mis en place une &#171; justice priv&#233;e &#187; qui interdit l'acc&#232;s &#224; un &#171; tribunal qui d&#233;cide &#187; et au &#171; principe de faveur &#187;.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il a &#233;t&#233; relev&#233; que &lt;i&gt;&#171; dans certains cas, &lt;strong&gt;pour acc&#233;der au droit, il faut acc&#233;der au juge.&lt;/strong&gt; Le droit d'acc&#232;s &#224; la justice est d'&#233;gale importance dans deux types de situations qu'on oppose souvent : celles dans lesquelles le souci principal est l'atteinte &#224; une pr&#233;rogative de la personne et celles dans lesquelles l'essentiel est la violation de la r&#232;gle de droit &#187; &lt;/i&gt;(M.A. FRISON-ROCHE, &#171; Le droit d'acc&#232;s &#224; la justice &#187;, Libert&#233;s et droits fondamentaux, 9e &#233;d., 402).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par une d&#233;cision du 21 janvier 1994 (n&#176; 93-335 DC), le Conseil constitutionnel a rattach&#233; le droit &#224; un juge &#224; l'article 16 de la D&#233;claration des droits de l'homme de 1789 qui assure &lt;i&gt;&#171; la garantie des droits &#187;&lt;/i&gt; [&#171; Toute soci&#233;t&#233; dans laquelle la garantie des droits n'est pas assur&#233;e, ni la s&#233;paration des pouvoirs d&#233;termin&#233;e, n'a point de constitution &#187;], tout en consid&#233;rant qu'il puisse faire l'objet d'atteintes pourvu qu'elles ne soient pas substantielles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par sa d&#233;cision du 9 avril 1996 (n&#176; 96-373 DC), le Conseil constitutionnel a &#233;nonc&#233;, toujours en se r&#233;f&#233;rant &#224; l'article 16 de la D&#233;claration des droits de l'homme de 1789,qu' &lt;i&gt;&#171; en principe, il ne doit pas &#234;tre port&#233; d'atteintes substantielles au droit des personnes int&#233;ress&#233;es d'exercer &lt;strong&gt;un recours effectif&lt;/strong&gt; devant une juridiction &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il r&#233;sulte des dispositions de l'article 6 &#167; 1 de la Convention europ&#233;enne de sauvegarde des droits de l'homme et des libert&#233;s fondamentales que &lt;i&gt;&#171; toute personne a droit &#224; ce que sa cause soit entendue &#233;quitablement, publiquement et dans un d&#233;lai raisonnable, par un tribunal ind&#233;pendant et impartial &#233;tabli par la loi, qui &lt;strong&gt;d&#233;cidera&lt;/strong&gt;, soit sur ses droit et obligations de caract&#232;re civil soit du bien-fond&#233; de toute accusation en mati&#232;re p&#233;nale dirig&#233;e contre lui &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le tribunal, au sens de l'article 6 &#167; 1, est un tribunal qui &lt;strong&gt;d&#233;cidera&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;&#171; L'objet de la fonction juridictionnelle est de dire le droit en tranchant les litiges. L'acte de juger est fondamentalement &#171; un acte d'option &#187; qui oblige le juge &#224; trancher en choisissant entre deux pr&#233;tentions concurrentes &#187;&lt;/i&gt; (L. MILANO, Le droit &#224; un tribunal au sens de la Convention europ&#233;enne des droits de l'Homme, Dalloz, 2006, 347).
La jurisprudence de la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme est des plus nettes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; L'arr&#234;t Sramek du 22 octobre 1994 (A 84 &#167; 36) d&#233;finit le &lt;i&gt;&#171; tribunal &#187;&lt;/i&gt; au sens mat&#233;riel du terme : &lt;i&gt;il lui appartient de trancher, sur la base de normes de droit et &#224; l'issue d'une proc&#233;dure organis&#233;e, toute question relevant de sa comp&#233;tence &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La comp&#233;tence &lt;strong&gt;de d&#233;cider&lt;/strong&gt; est inh&#233;rente &#224; la notion m&#234;me de &#171; tribunal &#187; au sens de la Convention &#187;&lt;/i&gt; (CEDH 23 octobre 1985, Bentheim c/ Pays-Bas, A 97 &#167; 40).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Pour qu'un &#171; tribunal &#187; puisse d&#233;cider d'une contestation sur des droits et obligations de caract&#232;re civil en conformit&#233; avec l'article 6 &#167; 1, il faut qu'il ait comp&#233;tence pour se pencher sur toutes les questions de fait et de droit pertinentes pour le litige dont il se trouve saisi &#187;&lt;/i&gt; (CEDH 13 f&#233;vrier 2003, Chevrol c/ France, requ&#234;te n&#176; 49636/99, &#167; 77).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sont les signataires de l'accord de groupe du 13 mars 2013 qui d&#233;terminent eux-m&#234;mes quelles sont les dispositions conventionnelles les plus avantageuses pour les salari&#233;s. Il n'y a plus mati&#232;re &#224; intervention judicaire en vue de r&#233;soudre un conflit entre plusieurs normes conventionnelles : le postulat est pos&#233; par les signataires de l'accord de groupe que les dispositions qu'ils ont &#233;labor&#233;es pr&#233;valent &lt;i&gt;&#171; de plein droit &#187;&lt;/i&gt; sur celles des accords d'entreprises et d'&#233;tablissements.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les signataires de l'accord de groupe du 13 mars 2013, qui se reconnaissent une pr&#233;&#233;minence hi&#233;rarchique, emp&#234;chent le salari&#233; d'acc&#233;der au &lt;i&gt;&#171; principe de faveur &#187;&lt;/i&gt; en lui interdisant d'acc&#233;der &#224; un juge qui puisse d&#233;cider si ce sont les dispositions de l'accord de groupe ou celles des accords d'entreprise ou d'&#233;tablissement qui sont &lt;i&gt;&#171; globalement plus favorables &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le salari&#233; se voit ainsi priver du droit d'exercer un &lt;i&gt;&#171; recours effectif &#187;&lt;/i&gt; devant la juridiction prud'homale, qui se voit d&#233;poss&#233;d&#233;e du pouvoir de d&#233;cider si les dispositions d'un accord d'entreprise ou d'un accord d'&#233;tablissement sont plus favorables que celles de l'accord de groupe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous sommes manifestement en pr&#233;sence d'un trouble &lt;i&gt;&#171; illicite &#187;&lt;/i&gt;, qui se d&#233;finit comme le trouble &lt;i&gt;&#171; caus&#233; par un comportement contraire &#224; la loi entendue au sens large, c'est-&#224;-dire &#224; l'ordre public, &#224; un principe g&#233;n&#233;ral du droit, &#224; la loi&#8230; &#187;&lt;/i&gt; (voir, dans ce sens, J. BUFFET, Conseils de prud'hommes. Formation de r&#233;f&#233;r&#233; &#187;, Jurisclasseur Proc&#233;dure civile, Fasc. 438).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a violation de l'article 16 de la D&#233;claration des droits de l'homme de 1789, de l'article 6 &#167; 1 de la Convention europ&#233;enne des droits de l'homme et du principe de faveur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a &#233;t&#233; relev&#233; que le trouble manifestement illicite peut r&#233;sulter &lt;i&gt;&#171; du proc&#233;d&#233; qu'a utilis&#233; une personne pour mettre fin au conflit, c'est &#224; dire d'un &lt;strong&gt;acte de justice priv&#233;e&lt;/strong&gt;, d'une voie de fait &#187;&lt;/i&gt; (S. GUINCHARD, C. CHAINAIS, F. FERRAND, Proc&#233;dure civile, 31e &#233;d., Dalloz, 1378).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le paragraphe susvis&#233; du chapitre 12 de l'accord de groupe du 13 mars 2013 pr&#233;sente toutes les caract&#233;ristiques de l'acte de justice priv&#233;e qui rel&#232;ve de la &lt;i&gt;&#171; voie de fait &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour faire cesser le trouble manifestement illicite constitu&#233; par la violation de l'article 16 de la D&#233;claration des droits de l'homme de 1789, de l'article 6 &#167; 1 de la Convention europ&#233;enne des droits de l'homme et du principe de faveur, il peut &#234;tre demand&#233; au juge des r&#233;f&#233;r&#233;s du Tribunal de grande instance d'ordonner le retrait de l'accord de groupe du 13 mars 2013 du paragraphe :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Afin de garantir l'&#233;conomie g&#233;n&#233;rale du pr&#233;sent accord, dont l'application n&#233;cessite un caract&#232;re conventionnel homog&#232;ne dans le p&#233;rim&#232;tre vis&#233; au chapitre 1, et consid&#233;rant les dispositions du pr&#233;sent accord comme globalement plus favorables &#224; l'ensemble des salari&#233;s inclus dans son champ d'application, les parties conviennent qu'elles pr&#233;vaudront sur celles, contraires ou diff&#233;rentes, des accords d'entreprises et d'&#233;tablissements conclus pr&#233;c&#233;demment. Il en sera ainsi, notamment, des stipulations du pr&#233;sent accord relatives au temps de travail (Chapitre 3, 4 et 5). Elles pr&#233;valent aussi de plein droit aux stipulations portant sur le m&#234;me objet des accords d'&#233;tablissements et des accords d'entreprises conclus selon les principes de l'accord du 15 avril 1999 &#187;&lt;/i&gt;,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;et ce, sous astreinte de 5000 &#8364; par jour de retard &#224; compter d'un d&#233;lai de 15 jours suivant la notification l'ordonnance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En tout &#233;tat de cause, il peut &#234;tre demand&#233; au juge des r&#233;f&#233;r&#233;s de dire que ce paragraphe de l'accord du 13 mars 2013 doit &#234;tre priv&#233; d'effet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il peut &#233;galement &#234;tre demand&#233; le versement &#224; la F&#233;d&#233;ration des travailleurs de la m&#233;tallurgie CGT de 10 000 &#8364; &#224; titre de provision sur dommages et int&#233;r&#234;ts en r&#233;paration du pr&#233;judice caus&#233; &#224; l'int&#233;r&#234;t collectif de la profession par la violation du principe de faveur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Annexe :&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_818 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.chronique-ouvriere.fr/IMG/pdf/Accord_du_13_mars_2013.pdf&quot; title='PDF - 1 Mo' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.chronique-ouvriere.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 1 Mo' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Accord du 13 mars 2013.pdf&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La &quot;prise d'acte de la rupture&quot; du contrat de travail emp&#234;cherait toute demande de r&#233;int&#233;gration, m&#234;me si la rupture produit les effets d'un licenciement nul</title>
		<link>http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article732</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article732</guid>
		<dc:date>2013-06-04T10:30:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain HINOT</dc:creator>



		<description>Cass Soc le 29 Mai 2012.pdf Une aide-soignante ayant exerc&#233; diff&#233;rents mandats de repr&#233;sentation du personnel et en particulier un mandat de d&#233;l&#233;gu&#233; syndical prenait acte de la rupture de son contrat de travail en raison de manquements de l'employeur &#224; ses obligations. Par un jugement du 26 octobre 2010, le CPH de Toulon disait que la prise d'acte &#233;tait justifi&#233;e et devait produire les effets d'un licenciement nul et le 12 avril 2011 la salari&#233;e sollicitait logiquement en r&#233;f&#233;r&#233; sa r&#233;int&#233;gration. (...)

-
&lt;a href="http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?rubrique39" rel="directory"&gt;Les br&#232;ves d'Alain HINOT&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_817 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.chronique-ouvriere.fr/IMG/pdf/Cass_Soc_le_29_Mai_2012.pdf&quot; title='PDF - 79 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.chronique-ouvriere.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 79 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Cass Soc le 29 Mai 2012.pdf&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Une aide-soignante ayant exerc&#233; diff&#233;rents mandats de repr&#233;sentation du personnel et en particulier un mandat de d&#233;l&#233;gu&#233; syndical prenait acte de la rupture de son contrat de travail en raison de manquements de l'employeur &#224; ses obligations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par un jugement du 26 octobre 2010, le CPH de Toulon disait que la prise d'acte &#233;tait justifi&#233;e et devait produire les effets d'un licenciement nul et le 12 avril 2011 la salari&#233;e sollicitait logiquement en r&#233;f&#233;r&#233; sa r&#233;int&#233;gration. Mais la cour d'appel d'Aix en Provence rejetait la demande au motif que la salari&#233;e avait pr&#233;c&#233;demment sollicit&#233; des indemnit&#233;s de rupture lors de la proc&#233;dure pr&#233;c&#233;dente, de sorte qu'elle &quot;&lt;i&gt;pourrait avoir renonc&#233; &#224; sa r&#233;int&#233;gration&lt;/i&gt;&quot; et qu'il existait donc une contestation s&#233;rieuse tenant &#224; &quot;l'articulation d'une prise d'acte, ainsi exprim&#233;e, avec une demande post&#233;rieure de r&#233;int&#233;gration&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par cet arr&#234;t de rejet du 29 mai 2013 (n&#176; 12-15974 PB sur le premier moyen - M. LACABARATS, pr&#233;sident), la Cour de cassation juge tr&#232;s curieusement que &quot;&lt;i&gt;la prise d'acte de la rupture par un salari&#233; en raison de faits qu'il reproche &#224; son employeur, entra&#238;ne la rupture imm&#233;diate du contrat de travail et ne peut &#234;tre r&#233;tract&#233;&lt;/i&gt;e&quot; et &quot;&lt;i&gt;qu'il en r&#233;sulte qu'un salari&#233; prot&#233;g&#233; qui a pris acte de la rupture de son contrat de travail, ne peut ult&#233;rieurement solliciter sa r&#233;int&#233;gration dans son emploi&lt;/i&gt;&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est la premi&#232;re fois que nos hauts magistrats se penchent explicitement sur une telle probl&#233;matique et la d&#233;cision pourrait sembler relativement logique, &#224; premi&#232;re vue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais l'on pourrait au contraire consid&#233;rer qu'une rupture constat&#233;e par le salari&#233; comme cons&#233;cutive &#224; des actes illicites ou &#224; une violation d'un statut protecteur doit produire les m&#234;mes effets qu'un licenciement nul, car en r&#233;alit&#233; c'est bien l'employeur qui fait alors obstacle &#224; la poursuite du contrat et qui contraint le salari&#233; &#224; partir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Concernant un salari&#233; prot&#233;g&#233;, une telle situation n'est donc qu'un licenciement non autoris&#233; pratiqu&#233; sous une forme sophistiqu&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cette affaire la Cour de cassation consid&#232;re donc que la fin justifie les moyens, feignant de ne pas comprendre que c'est en fait l'employeur qui a rompu le contrat en obligeant le salari&#233; &#224; interrompre son supplice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notons qu'en d'autres temps et par un arr&#234;t de rejet du 19 juin 2007 (n&#176; 06-44570 non publi&#233; au bulletin - Mme COLLOMP, pr&#233;sident), la Cour de cassation avait &quot;laiss&#233; passer&quot; la r&#233;int&#233;gration d'un salari&#233; prot&#233;g&#233; dans son emploi ant&#233;rieur &quot;avec tous les effets de droit qui s'y rattachent&quot;, en r&#233;f&#233;r&#233; et sous astreinte, alors qu'il avait lui aussi pris acte de la rupture de son contrat et obtenu la reconnaissance de la nullit&#233; de la rupture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Moralit&#233; Si les termes ont tant d'importance aujourd'hui pour nos doctes &#233;diles, transformons notre vocabulaire et ne parlons plus d&#233;sormais que de la &quot;constatation de la rupture aux torts de l'employeur&quot;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Un employeur peut-il proc&#233;der au licenciement d'un salari&#233; inapte s'il est &#224; l'origine de l'inaptitude ?</title>
		<link>http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article731</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article731</guid>
		<dc:date>2013-06-03T20:07:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain HINOT</dc:creator>



		<description>Cass Soc le 29 Mars 2012.pdf Par cette arr&#234;t du 29 mars 2012 le P&#244;le 6-5 de la cour d'appel de Paris juge qu&quot;en application des articles L 1226-2 et suivants du code du travail, le licenciement prononc&#233; pour une inaptitude physique r&#233;sultant d'agissements fautifs de l'employeur est sans cause r&#233;elle et s&#233;rieuse, car l'employeur ne peut se pr&#233;valoir de cette inaptitude pour justifier le licenciement de l'int&#233;ress&#233;. Il r&#233;sultait en effet de certificats m&#233;dicaux et de l'avis du m&#233;decin du travail, que (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_816 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.chronique-ouvriere.fr/IMG/pdf/Cass_Soc_le_29_Mars_2012.pdf&quot; title='PDF - 65.4 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.chronique-ouvriere.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 65.4 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Cass Soc le 29 Mars 2012.pdf&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Par cette arr&#234;t du 29 mars 2012 le P&#244;le 6-5 de la cour d'appel de Paris juge qu&quot;en application des articles L 1226-2 et suivants du code du travail, le licenciement prononc&#233; pour une inaptitude physique r&#233;sultant d'agissements fautifs de l'employeur est sans cause r&#233;elle et s&#233;rieuse, car l'employeur ne peut se pr&#233;valoir de cette inaptitude pour justifier le licenciement de l'int&#233;ress&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il r&#233;sultait en effet de certificats m&#233;dicaux et de l'avis du m&#233;decin du travail, que les professionnels de la sant&#233; avaient la volont&#233; de prot&#233;ger la salari&#233;e de son milieu professionnel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En cela, la cour applique l'adage &quot;&lt;i&gt;nemo auditur propriam turpitudinem allegans&lt;/i&gt;&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'employeur contestait sa responsabilit&#233; et versait des attestations de salari&#233;s de l'entreprise que la cour &#233;carte toutes, en consid&#233;rant qu'elles ne pr&#233;sentaient pas de garanties suffisantes de sinc&#233;rit&#233;, et qu'elles &#233;taient aussi d&#233;nu&#233;es de force probante suffisante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette d&#233;cision ne peut &#234;tre qu'approuv&#233;e dans son raisonnement factuelle, mais il nous semble cependant que la sanction d'un licenciement fond&#233; sur une inaptitude cons&#233;cutive &#224; une faute, un manquement ou des agissements de l'employeur ne peut &#234;tre que la nullit&#233;, s'agissant notamment d'un non respect de l'obligation de s&#233;curit&#233; sant&#233; pesant sur l'employeur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sera n&#233;cessairement le cas si l'inaptitude est la cons&#233;quence d'un harc&#232;lement moral ou sexuel puisqu'il existe des textes clairs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi en serait-il autrement si l'inaptitude r&#233;sulte, par exemple, d'une agression physique sur le lieux de travail ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un tel cas, il faut bien convenir que la v&#233;ritable cause du licenciement est l'&#233;tat de sant&#233; du salari&#233;, de sorte que les textes prohibant les ruptures li&#233;es &#224; l'&#233;tat de sant&#233; peuvent alors s'appliquer et indiquer le chemin de la nullit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Un syndicat peut librement &#233;laborer ses statuts et d&#233;finir ses programmes d'action, c'est heureux</title>
		<link>http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article730</link>
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		<dc:date>2013-06-03T10:29:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain HINOT</dc:creator>



		<description>Cass Soc du 17 Avril 2013.pdf Par un jugement du 17 avril 2012, le Tribunal d'instance de Lille d&#233;clarait valables les listes de candidats du syndicat &quot;Les Anonymes de l'int&#233;rim&quot; (anciennement syndicat UNSA Manpower France) pour les &#233;lections professionnelles au sein de la soci&#233;t&#233; Manpower. Pourtant la soci&#233;t&#233; pr&#233;tendait que le syndicat n'avait pas deux ann&#233;e d'anciennet&#233; en soulignant qu'il n'avait pas seulement abandonn&#233; l'affiliation UNSA, mais &#233;galement chang&#233; sa d&#233;nomination, sa domiciliation et (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_815 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.chronique-ouvriere.fr/IMG/pdf/Cass_Soc_du_17_Avril_2013.pdf&quot; title='PDF - 21.5 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.chronique-ouvriere.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 21.5 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Cass Soc du 17 Avril 2013.pdf&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Par un jugement du 17 avril 2012, le Tribunal d'instance de Lille d&#233;clarait valables les listes de candidats du syndicat &quot;&lt;i&gt;Les Anonymes de l'int&#233;rim&lt;/i&gt;&quot; (anciennement syndicat UNSA Manpower France) pour les &#233;lections professionnelles au sein de la soci&#233;t&#233; Manpower.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant la soci&#233;t&#233; pr&#233;tendait que le syndicat n'avait pas deux ann&#233;e d'anciennet&#233; en soulignant qu'il n'avait pas seulement abandonn&#233; l'affiliation UNSA, mais &#233;galement chang&#233; sa d&#233;nomination, sa domiciliation et son objet, ainsi que l'ensemble des articles de ses statuts et estimait qu'en cons&#233;quence il y avait donc eu novation totale des statuts du syndicat, donc cr&#233;ation d'un nouveau syndicat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De son cot&#233; le tribunal qui avait relev&#233; que le syndicat UNSA Manpower France avait convoqu&#233; un congr&#232;s extraordinaire dont l'ordre du jour pr&#233;voyait la modification de la d&#233;nomination et la modification de l'ensemble des statuts du syndicat et avait cependant estim&#233; que le syndicat &quot;&lt;i&gt;Les Anonymes de l'int&#233;rim&lt;/i&gt;&quot; avait repris la personnalit&#233; juridique du syndicat UNSA Manpower France dont les statuts initiaux avaient &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;s le 18 novembre 2005, pour en d&#233;duire qu'il disposait d'une anciennet&#233; d'au moins deux ans lui permettant de concourir lors des &#233;lections professionnelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par cet arr&#234;t de rejet du 17 avril 2013 (n&#176; 12-18430), la Cour de cassation juge que &quot;&lt;i&gt;l'acquisition de la personnalit&#233; juridique par les syndicats ne pouvant pas &#234;tre subordonn&#233;e &#224; des conditions de nature &#224; mettre en cause l'exercice de leur libert&#233; d'&#233;laborer leurs statuts, d'&#233;lire leurs repr&#233;sentants, de formuler leur programme d'action et de s'affilier &#224; des f&#233;d&#233;rations ou conf&#233;d&#233;rations, l'exercice de ces libert&#233;s par un syndicat ne peut pas entra&#238;ner la perte de sa personnalit&#233; juridique&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et que &quot;&lt;i&gt;le changement d'affiliation qui constitue l'exercice de cette libert&#233; induisant n&#233;cessairement un changement d'orientation syndicale, voire de d&#233;nomination et de domiciliation, lesquels ressortissent en eux-m&#234;mes de la libre administration du groupement, c'est &#224; bon droit que le tribunal a retenu que le syndicat Les Anonymes de l'int&#233;rim conservait l'anciennet&#233; acquise ant&#233;rieurement &#224; la modification de ses statuts&lt;/i&gt;&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout ceci peut sembler frapper au coin du bon sens, dans un pays comme la France, mais c'est quand m&#234;me bien mieux de le lire ainsi sous la plume de nos Hauts magistrats, puisqu'il nous avait sembl&#233;, depuis un arr&#234;t du 15 novembre 2012 (n&#176; 12-27315) qu'il n'en allait plus de soi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des cons&#233;quences logiques et n&#233;cessaires d'une r&#233;int&#233;gration insatisfactoire </title>
		<link>http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article729</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article729</guid>
		<dc:date>2013-05-30T18:13:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain HINOT</dc:creator>



		<description>Cass Soc le 12 novembre 2008.pdf Cass Soc le 29 mai 2013.pdf Par un arr&#234;t du 14 d&#233;cembre 2010, la cour d'appel de Versailles (11&#232;me chambre) pronon&#231;ait la nullit&#233; du licenciement d'une salari&#233;e r&#233;ceptionniste &#224; temps partiel dans un cabinet m&#233;dical (licenciement nul comme &#233;tant intimement li&#233; &#224; la d&#233;tection par les m&#233;decins employeurs d'une tumeur canc&#233;reuse) et ordonnait sa r&#233;int&#233;gration. En cons&#233;quence de la d&#233;cision de r&#233;int&#233;gration, la cour d'appel condamnait l'employeur &#224; r&#233;gler les salaires depuis (...)

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&lt;a href="http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?rubrique39" rel="directory"&gt;Les br&#232;ves d'Alain HINOT&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_813 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.chronique-ouvriere.fr/IMG/pdf/Cass_Soc_le_12_novembre_2008.pdf&quot; title='PDF - 183.7 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.chronique-ouvriere.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 183.7 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Cass Soc le 12 novembre 2008.pdf&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_814 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.chronique-ouvriere.fr/IMG/pdf/Cass_Soc_le_29_mai_2013.pdf&quot; title='PDF - 61.4 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.chronique-ouvriere.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 61.4 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Cass Soc le 29 mai 2013.pdf&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Par un arr&#234;t du 14 d&#233;cembre 2010, la cour d'appel de Versailles (11&#232;me chambre) pronon&#231;ait la nullit&#233; du licenciement d'une salari&#233;e r&#233;ceptionniste &#224; temps partiel dans un cabinet m&#233;dical (licenciement nul comme &#233;tant intimement li&#233; &#224; la d&#233;tection par les m&#233;decins employeurs d'une tumeur canc&#233;reuse) et ordonnait sa r&#233;int&#233;gration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En cons&#233;quence de la d&#233;cision de r&#233;int&#233;gration, la cour d'appel condamnait l'employeur &#224; r&#233;gler les salaires depuis le licenciement nul sur la base d'un temps plein (apr&#232;s requalification du contrat &#224; temps partiel en contrat de droit commun), mais sous d&#233;duction des revenus de toutes natures per&#231;us entre temps par la salari&#233;e, alors que la salari&#233;e plaidait que seule une reconstitution compl&#232;te de carri&#232;re permet d'effacer tous les effets n&#233;fastes d'un licenciement discriminatoire (voir &quot;Chronique Ouvri&#232;re&quot; &quot;Br&#232;ves&quot; du &lt;a href='http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article203' class='spip_out'&gt;23 janvier&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://chronique-ouvriere.fr/spip.php?article276' class='spip_out'&gt;28 mars 2011&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est alors que contre toute attente, l'employeur estimait ne pas &#234;tre oblig&#233; de r&#233;int&#233;grer la salari&#233;e sur la base d'un travail &#224; temps plein et lui proposait la signature d'un nouveau contrat &#224; temps partiel expurg&#233; des vices ayant entra&#238;n&#233; la requalification &#224; temps plein.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Devant la r&#233;sistance des m&#233;decins &#224; proc&#233;der &#224; une r&#233;int&#233;gration satisfactoire, la salari&#233;e sollicitait de la cour d'appel (statuant sur r&#233;ouverture des d&#233;bats afin de liquider le rappel de salaire d&#251; &#224; la salari&#233;e), la r&#233;siliation judiciaire de son contrat de travail. Cette demande &#233;tait accueillit, la cour estimant, par un arr&#234;t du 27 octobre 2011, que l'employeur avait fait obstacle &#224; la r&#233;int&#233;gration, mais jugeait que la r&#233;siliation judiciaire produisait seulement les effets d'un licenciement abusif, alors que la salari&#233;e souhaitait qu'il fut jug&#233; &#224; nouveau que la rupture &#233;tait illicite et donc nulle, comme toujours li&#233;e &#224; son &#233;tat de sant&#233; et donc discriminatoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les m&#233;decins employeurs formaient alors un pourvoi en cassation lequel se trouvait d&#233;chu pour ne pas avoir &#233;t&#233; suivi du d&#233;p&#244;t d'un m&#233;moire ampliatif dans les d&#233;lais, ce qui permettait &#224; la salari&#233;e, appuy&#233;e par son syndicat, de former un pourvoi incident portant sur deux moyens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par l'arr&#234;t retentissant de cassation partielle du 29 mai 2013 (n&#176; 11-28734 PB sur le 2&#232;me moyen du pourvoi incident) ici reproduit, la Cour de cassation rappelle d'abord au visa des articles L. 1132-1 et L. 1132-4 CT, et de l'alin&#233;a 11 du pr&#233;ambule de la Constitution du 27 octobre 1946, que &quot; &lt;i&gt;Tout licenciement prononc&#233; &#224; l'&#233;gard d'un salari&#233; en raison de son &#233;tat de sant&#233; est nul&quot; et que d&#232;s lorsqu'il &quot;caract&#233;rise une atteinte au droit &#224; la protection de la sant&#233;, garanti par l'alin&#233;a 11 du pr&#233;ambule de la Constitution du 27 octobre 1946, auquel renvoie celui de la Constitution du 4 octobre 1958, le salari&#233; qui demande sa r&#233;int&#233;gration a droit au paiement d'une indemnit&#233; &#233;gale au montant de la r&#233;mun&#233;ration qu'il aurait d&#251; percevoir entre son &#233;viction et le jugement constatant la r&#233;siliation judiciaire de son contrat de travail, peu important qu'il ait ou non re&#231;u des salaires ou revenus de remplacement pendant cette p&#233;riode&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La haute Cour casse donc la d&#233;cision entreprise en ce &quot;&lt;i&gt;qu'apr&#232;s avoir jug&#233; le licenciement de la salari&#233;e nul comme prononc&#233; en raison de son &#233;tat de sant&#233;, la cour d'appel a dit qu'il sera d&#233;duit des salaires qu'aurait d&#251; percevoir la salari&#233;e les revenus que cette derni&#232;re a pu tirer d'une autre activit&#233; professionnelle pendant la p&#233;riode correspondante ainsi que les revenus de remplacement qui ont pu lui &#234;tre servis pendant cette m&#234;me p&#233;riode&lt;/i&gt;&quot; (confirmation arr&#234;t cass soc 11 juillet 2012 n&#176; 10-15905 PB : voir &quot;Chronique Ouvri&#232;re&quot; &quot;Br&#232;ves&quot; du 14 ao&#251;t 2012).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais la nouveaut&#233; est apr&#232;s, car au visa des articles L. 1132-1, L. 1132-4 CT, la haute juridiction juge, pour la premi&#232;re fois, que &quot;&lt;i&gt;lorsque le salari&#233; a obtenu judiciairement sa r&#233;int&#233;gration et que l'employeur y fait obstacle, ce dernier est tenu au paiement d'une indemnit&#233; &#233;gale &#224; la r&#233;mun&#233;ration que le salari&#233; aurait per&#231;ue jusqu'&#224; ce que, renon&#231;ant &#224; la r&#233;int&#233;gration, il prenne acte de la rupture de son contrat de travail ou que le juge en prononce la r&#233;siliation&quot; et que &quot;dans ce cas, le salari&#233; a droit en outre aux indemnit&#233;s de rupture de son contrat de travail ainsi qu'&#224; une indemnit&#233; pour licenciement illicite au moins &#233;gale &#224; celle pr&#233;vue par l'article L. 1235-3 du code du travail&quot;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notons que les m&#234;mes principes avaient d&#233;j&#224; &#233;merg&#233;s &#224; l'occasion d'un arr&#234;t de la chambre sociale du 12 novembre 2008 (Istria c/ PCA n&#176; 07-41756 non publi&#233;), statuant sur le cas d'un DS CGT de l'usine de Poissy (en annexe &#233;galement).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, lorsqu'un juge prononce la r&#233;siliation judiciaire d'un contrat de travail ou d&#233;cide qu'une prise d'acte est imputable &#224; l'employeur &#224; raison de son refus (ou de sa r&#233;sistance) de proc&#233;der de fa&#231;on satisfactoire (ou effective) &#224; une r&#233;int&#233;gration ordonn&#233;e par une pr&#233;c&#233;dente d&#233;cision de justice en cons&#233;quence de la nullit&#233; d'un licenciement, il doit en d&#233;duire que la r&#233;siliation judiciaire produit les effets d'un licenciement illicite et donc nul avec toute cons&#233;quence de droit. Les m&#234;mes causes produisant les m&#234;mes effets.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autrement dit, un employeur condamn&#233; &#224; r&#233;int&#233;grer un salari&#233; ensuite de l'annulation d'un licenciement li&#233; &#224; une discrimination (L 1132-1 et L 1132-4 CT) ou &#224; la violation du statut de salari&#233; prot&#233;g&#233;, et qui y fait obstacle de quelques fa&#231;ons que ce soit, pla&#231;ant le salari&#233; dans l'impossibilit&#233; de reprendre son poste (rappelant que le simple fait de ne pas ex&#233;cuter les condamnations p&#233;cunaires ou leurs int&#233;r&#234;ts l&#233;gaux accompagnant la r&#233;int&#233;gration, caract&#233;rise une telle situation - cass soc 12 novembre 2008 n&#176; 07-41756 pr&#233;cit&#233;), prend le risque non n&#233;gligeable de devoir r&#233;gler les salaires de ce salari&#233; tant que le contrat n'est pas rompu (puisque le salari&#233; est alors l&#233;gitime &#224; ne pas reprendre son travail tant que les conditions de reprise effective ne sont pas satisfactoires) et de se voir, &#224; tout moment, opposer une prise d 'acte ou une r&#233;siliation judiciaire &#224; ses torts produisant les effets d'un licenciement illicite et nul car fond&#233;e sur les m&#234;mes cause que la premi&#232;re rupture illicite (avec les cons&#233;quences indemnitaires que l'on sait pour les salari&#233;s investis d'un mandat protecteur), et in fine, d'&#234;tre confront&#233;, &#224; nouveau, &#224; l'obligation de devoir r&#233;int&#233;grer ce salari&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;part en retraite et prise d'acte concomitante, la Cour de cassation juge que c'est possible</title>
		<link>http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article728</link>
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		<dc:date>2013-05-29T21:18:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain HINOT</dc:creator>



		<description>Cass Soc Le 15 Mai 2013.pdf Dans un arr&#234;t du 12 avril 2005 (n&#176;02-45923 PB), la cour de cassation avait jug&#233;, &#224; propos de la conjugaison entre une demande en r&#233;siliation judiciaire et une mise &#224; la retraite ult&#233;rieure du salari&#233;, que : &quot;lorsque, au moment o&#249; le juge statue sur une action du salari&#233; tendant &#224; la r&#233;siliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de l'employeur, le contrat de travail a pris fin par la mise &#224; la retraite du salari&#233;, sa demande de r&#233;siliation devient sans objet&quot;. (...)

-
&lt;a href="http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?rubrique39" rel="directory"&gt;Les br&#232;ves d'Alain HINOT&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_812 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.chronique-ouvriere.fr/IMG/pdf/Cass_Soc_Le_15_Mai_2013.pdf&quot; title='PDF - 100.6 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.chronique-ouvriere.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 100.6 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Cass Soc Le 15 Mai 2013.pdf&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans un arr&#234;t du 12 avril 2005 (n&#176;02-45923 PB), la cour de cassation avait jug&#233;, &#224; propos de la conjugaison entre une demande en r&#233;siliation judiciaire et une mise &#224; la retraite ult&#233;rieure du salari&#233;, que :&lt;i&gt; &quot;lorsque, au moment o&#249; le juge statue sur une action du salari&#233; tendant &#224; la r&#233;siliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de l'employeur, le contrat de travail a pris fin par la mise &#224; la retraite du salari&#233;, sa demande de r&#233;siliation devient sans objet&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette position avait &#233;t&#233; interpr&#233;t&#233;e (par certains commentateurs) comme conf&#233;rant au d&#233;part &#224; la retraite une sorte d'effet extinctif pour tout contentieux relatif &#224; la r&#233;siliation judiciaire. Or, il n'en est rien &#224; condition, soit de reformuler les demandes en justice en : &lt;i&gt;&quot;Juger que la saisine du CPH en r&#233;siliation judiciaire &#233;tait justifi&#233;e &#224; raison des manquements ou fautes de l'employeur et que le d&#233;part &#224; la retraite ult&#233;rieur produit les effets d'un licenciement nul ou sans cause r&#233;elle et s&#233;rieuse&quot;&lt;/i&gt;, soit de prendre acte de la rupture aux torts de l'employeur au m&#234;me moment qu'une demande de mise &#224; la retraite, comme dans l'esp&#232;ce rapport&#233;e ici (cass soc 15 mai 2013 n&#176; 11-26784 et 11-26930 PB).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un VRP, notifie &#224; son employeur le 26 d&#233;cembre 2007 son d&#233;part &#224; la retraite par une lettre &#233;non&#231;ant &#233;galement des griefs envers ce dernier (notamment une modification unilat&#233;rale des taux de commissions depuis 2004), puis il saisit la juridiction prud'homale d'une demande de requalification de cette rupture en une prise d'acte de rupture du contrat de travail produisant les effets d'un licenciement sans cause r&#233;elle et s&#233;rieuse, ainsi que de demandes en paiement des indemnit&#233;s de rupture et de divers rappels de salaire sur commissions et autres frais relatifs &#224; l'ex&#233;cution du contrat de travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par un arr&#234;t du 22 septembre 2011, la cour d'appel de Paris requalifiait la rupture du contrat de travail par le salari&#233; en une prise d'acte de la rupture du fait de l'employeur et disait que cette prise d'acte devait produire les effets d'un licenciement sans cause r&#233;elle et s&#233;rieuse, mais curieusement, la cour d'appel d&#233;boutait le salari&#233; de ses demandes au titre de cette rupture (notamment de l'indemnit&#233;s pour LSCRS et de client&#232;le).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'arr&#234;t de cassation du 15 mai 2013 est tr&#232;s didactique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s avoir rappel&#233; que &lt;i&gt;&quot;le d&#233;part &#224; la retraite du salari&#233; est un acte unilat&#233;ral par lequel le salari&#233; manifeste de fa&#231;on claire et non &#233;quivoque sa volont&#233; de mettre fin au contrat de travail&quot;, la haute Cour juge que : &quot;lorsque le salari&#233;, sans invoquer un vice du consentement de nature &#224; entra&#238;ner l'annulation de son d&#233;part &#224; la retraite, remet en cause celui-ci en raison de faits ou manquements imputables &#224; son employeur, le juge doit, s'il r&#233;sulte de circonstances ant&#233;rieures ou contemporaines de son d&#233;part qu'&#224; la date &#224; laquelle il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;, celui-ci &#233;tait &#233;quivoque, l'analyser en une prise d'acte de la rupture qui produit les effets d'un licenciement sans cause r&#233;elle et s&#233;rieuse si les faits invoqu&#233;s la justifiaient ou dans le cas contraire d'un d&#233;part volontaire &#224; la retraite&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En l'esp&#232;ce l'employeur avait appliqu&#233; des taux de commission inf&#233;rieurs au taux convenu, sans justifier de l'accord du salari&#233; sur cette modification et il avait r&#233;duit unilat&#233;ralement le montant des avances sur commissions jusqu'alors appliqu&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Cour de cassation estime que ceci &#233;tait : &lt;i&gt;&quot;de nature &#224; faire obstacle &#224; l'ex&#233;cution de la mission du salari&#233;&quot;&lt;/i&gt;, de sorte que la cour d'appel pouvait en d&#233;duire que : &lt;i&gt;&quot;le d&#233;part &#224; la retraite s'analysait en une prise d' acte qui produit les effets d'un licenciement sans cause r&#233;elle et s&#233;rieuse&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'arr&#234;t d'appel est donc partiellement cass&#233;, mais seulement en ce qu'il a d&#233;bout&#233; le salari&#233; de ses demandes en paiement d'indemnit&#233; de client&#232;le, de frais de d&#233;placement, de reliquat de commissions pour les forfaits de mises en route de 2007, de dommages-int&#233;r&#234;ts pour licenciement sans cause r&#233;elle et s&#233;rieuse et l'affaire est renvoy&#233; devant la cour d'appel de Versailles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Du paradoxe de la rupture conventionnelle qu'un apparent consensualisme ne r&#233;sout pas, m&#234;me entre avocats</title>
		<link>http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article727</link>
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		<dc:date>2013-05-29T21:10:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain HINOT</dc:creator>



		<description>Cass Soc Le 23 mai 2013.pdf L'article L.1237-11 CT qui a instaur&#233; la rupture conventionnelle en &#233;dictant que &#171; L'employeur et le salari&#233; peuvent convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie. La rupture conventionnelle, exclusive du licenciement ou de la d&#233;mission, ne peut &#234;tre impos&#233;e par l'une ou l'autre des parties. &#187;, contient en lui-m&#234;me une sorte de paradoxe, car il laisse sous-entendre que les parties partagent l'initiative de la rupture. Or, il s'agit &#224; (...)

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&lt;a href="http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?rubrique39" rel="directory"&gt;Les br&#232;ves d'Alain HINOT&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_811 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.chronique-ouvriere.fr/IMG/pdf/Cass_Soc_Le_23_mai_2013.pdf&quot; title='PDF - 133.6 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.chronique-ouvriere.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 133.6 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Cass Soc Le 23 mai 2013.pdf&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'article L.1237-11 CT qui a instaur&#233; la rupture conventionnelle en &#233;dictant que &lt;i&gt;&#171; L'employeur et le salari&#233; peuvent convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie. La rupture conventionnelle, exclusive du licenciement ou de la d&#233;mission, ne peut &#234;tre impos&#233;e par l'une ou l'autre des parties. &#187;&lt;/i&gt;, contient en lui-m&#234;me une sorte de paradoxe, car il laisse sous-entendre que les parties partagent l'initiative de la rupture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, il s'agit &#224; l'&#233;vidence d'une v&#233;ritable fiction juridique car l'initiative de l'offre de rupture appartient n&#233;cessairement &#224; l'une des parties.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme l'indiquait le Professeur LOISEAU (&lt;i&gt;&#171; Rupture du troisi&#232;me type &#187;&lt;/i&gt;, Droit social 2010, p. 297), &lt;i&gt;&#171; la rupture conventionnelle est (&#8230;) fatalement marqu&#233;e, dans sa r&#233;alisation, par l'ordonnancement des volont&#233;s selon que c'est le salari&#233; ou l'employeur qui en prend l'initiative &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour autant peut-on alors consid&#233;rer que toute rupture conventionnelle est affect&#233;e d'un vice substantiel, un p&#234;ch&#233; originel, pouvant conduire &#224; sa nullit&#233;, d&#232;s l'instant o&#249; un salari&#233; en situation de subordination juridique peut difficilement refuser &#224; un employeur insistant et mena&#231;ant de signer ce qu'il lui demande ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour g&#233;rer cette difficult&#233;, les juges du fond se sont attach&#233;s, depuis la cr&#233;ation du texte, &#224; rechercher des indices de contraintes exerc&#233;es sur le salari&#233; et on souvent jug&#233; qu'un conflit pr&#233;existant entre un salari&#233; et un employeur ayant sign&#233; une rupture conventionnelle affecte la validit&#233; intrins&#232;que de l'accord et entra&#238;ne sa nullit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette question dont le syllogisme fait l'objet de controverses, n'avait pas encore &#233;t&#233; soumise &#224; la Cour de cassation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cet arr&#234;t du 23 mai 2013 (n&#176; 12-13865 PB), les juges du quai de l'Horloge ne retiennent pas l'existence d'un litige entre l'employeur et la salari&#233;e pour valider la d&#233;cision de la cour d'appel de Versailles (1&#232;re chambre, 1&#232;re section) qui avait annuler la convention de rupture entre une avocate salari&#233;e et la soci&#233;t&#233; d'avocats Oration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;Si l'existence, au moment de sa conclusion d'un diff&#233;rend entre les parties au contrat de travail n'affecte pas par elle m&#234;me la validit&#233; de convention de rupture conclue en application de l'article L. 1237-11 du code du travail, la rupture conventionnelle ne peut &#234;tre impos&#233;e par l'une ou l'autre des parties&quot;.
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, la Haute juridiction retient que le consentement de l'avocate salari&#233;e a &#233;t&#233; vici&#233; au motif que son employeur l'avait pr&#233;alablement menac&#233; d'un licenciement (pouvant ternir son avenir professionnel) et incit&#233; &#224; choisir une rupture conventionnelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A notre sens, cette d&#233;cision ne prend pas v&#233;ritablement le contre-pied des juges du fond recherchant l'existence d'un conflit pr&#233;existant (comme certains commentateurs qui ne manqueront pas de le clamer).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, qu'est-ce que la menace d'un licenciement infamant suivi de pressions pour faire signer au salari&#233; un acte de rupture, sinon la d&#233;monstration d'un contentieux entre les parties ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, si la Cour de cassation tient &#224; en passer express&#233;ment par le vice du consentement, c'est que la voie de la nullit&#233; de l'acte s'ouvre alors facilement par le jeu des art. 1116 et 1117 du code civil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, derri&#232;re un conflit pr&#233;existant se cachent &#233;ventuellement un dol ou une violence envers le salari&#233; lors de la signature de l'acte affectant alors son consentement et d&#233;montrant aussi et surtout, que la rupture conventionnelle a, de fait, &#233;t&#233; impos&#233;e par l'employeur en violation de l'art. 1237-11 CT.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'extermination des droits des travailleurs par le dernier trait&#233; europ&#233;en</title>
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		<dc:date>2013-05-29T18:49:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Laurence NEBULONI</dc:creator>



		<description>&#171; L'aust&#233;rit&#233;, &#231;a ne fait pas red&#233;marrer la croissance et &#231;a fait augmenter le ch&#244;mage. L'actualit&#233; nous le montre chaque jour : les mesures d'aust&#233;rit&#233; ont un effet d&#233;vastateur &#233;conomiquement et socialement. [1] &#187; A cet &#233;gard, les effets ci-dessus d&#233;nonc&#233;s sont sans doute &#224; l'origine de &#171; l'euroscepticisme &#187;, ph&#233;nom&#232;ne de rejet des institutions europ&#233;ennes, lequel progresse, en r&#233;action, notamment, aux mesures d'aust&#233;rit&#233; impos&#233;es par l'Union europ&#233;enne. La gestion lib&#233;rale des difficult&#233;s &#233;conomiques, le passage (...)

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&lt;a href="http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;Doctrine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; L'aust&#233;rit&#233;, &#231;a ne fait pas red&#233;marrer la croissance et &#231;a fait augmenter le ch&#244;mage. L'actualit&#233; nous le montre chaque jour : les mesures d'aust&#233;rit&#233; ont un effet d&#233;vastateur &#233;conomiquement et socialement. [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='SEGOL (B), Secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale de la Conf&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne des Syndicats (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A cet &#233;gard, les effets ci-dessus d&#233;nonc&#233;s sont sans doute &#224; l'origine de &#171; l'euroscepticisme &#187;, ph&#233;nom&#232;ne de rejet des institutions europ&#233;ennes, lequel progresse, en r&#233;action, notamment, aux mesures d'aust&#233;rit&#233; impos&#233;es par l'Union europ&#233;enne. La gestion lib&#233;rale des difficult&#233;s &#233;conomiques, le passage &#224; l'euro, rendu responsable, &#224; tort ou &#224; raison, de tous nos maux [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Europa, glossaire, &#171; d&#233;ficit d&#233;mocratique &#187;' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;] et surtout, le d&#233;ficit d&#233;mocratique , c'est-&#224;-dire le manque de l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique ressenti par les citoyens, alimentent les inqui&#233;tudes [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='DUPONT (S), &#171; La crise creuse un peu plus le foss&#233; entre les Fran&#231;ais et (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;] . Les faits paraissent confirmer cette impression. En effet, Monsieur PAPANDREOU, premier ministre de la Gr&#232;ce, fut contraint en octobre 2011, de renoncer &#224; solliciter l'avis du peuple grec quant au plan d'aust&#233;rit&#233; impos&#233; par l'Union europ&#233;enne [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='GRIGORIOU (P), &#171; Le laboratoire grec &#187;, Le Monde diplomatique, f&#233;vrier 2013, (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;] . La r&#233;cente promesse par Monsieur CAMERON, premier ministre britannique, d'organiser en 2017 un r&#233;f&#233;rendum sur le maintien du Royaume Uni dans l'Union europ&#233;enne suscita les plus vives r&#233;ticences de la part de ses partenaires europ&#233;ens [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='MEVEL (JJ), &#171; L'UE presse Cameron de changer de ton &#187;, Le Figaro, 10 janvier (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt; C'est dans ce contexte qu'est intervenue la pr&#233;sentation du TSCG, sign&#233; &#224; Bruxelles le 2 mars 2012. Il s'agit du Trait&#233; sur la Stabilit&#233;, la Coop&#233;ration et la Gouvernance au sein de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire. Celui-ci instaure une r&#232;gle d'&#233;quilibre budg&#233;taire et un m&#233;canisme automatique pour l'adoption de mesures correctives. L'objectif annonc&#233; est d'imposer &#224; chaque &#233;tat partie au trait&#233; de limiter le d&#233;ficit public &#224; 3 % du produit int&#233;rieur brut et la dette publique &#224; 60 % du produit int&#233;rieur brut. Un m&#233;canisme de correction est d&#233;clench&#233; automatiquement si des &#233;carts importants sont constat&#233;s. Les &#233;tats sont plac&#233;s sous surveillance du Conseil et de la Commission europ&#233;enne. Le constat du non respect des obligations par un pays permet aux autres &#233;tats de saisir la Cour de Justice de l'Union Europ&#233;enne (CJUE), habilit&#233;e &#224; prononcer des sanctions financi&#232;res [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='TRAIT&#201; SUR LA STABILIT&#201;, LA COORDINATION ET LA GOUVERNANCE AU SEIN DE L'UNION (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;] . La ratification du Trait&#233;, intervenue en l'&#233;tat, sans ren&#233;gociation d'un volet social, a d&#233;finitivement &#233;loign&#233; dans l'esprit des citoyens tout espoir de redressement &#233;conomique ou d'am&#233;lioration sociale. Chacun a en m&#233;moire les terribles images des manifestations de d&#233;sespoir en Gr&#232;ce, regarde maintenant la situation de l'Espagne et du Portugal et se demande o&#249; s'arr&#234;tera la temp&#234;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au surplus, dans la continuit&#233; du processus de d&#233;mant&#232;lement d&#233;mocratique [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='JENNAR (RM), &#171; Trait&#233; flou, cons&#233;quences limpides &#187;Le monde diplomatique, (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;] , ce trait&#233; transf&#232;re les comp&#233;tences &#233;conomiques et sociales du Parlement vers les institutions europ&#233;ennes du fait de l'application de la c&#233;l&#232;bre &#171; &lt;i&gt;r&#232;gle d'or&lt;/i&gt; &#187;. Tout aussi inqui&#233;tant que cette perte cons&#233;quente de souverainet&#233;, le syst&#232;me de ratification pose probl&#232;me. Non seulement la technique r&#233;f&#233;rendaire fut &#233;cart&#233;e, mais, de plus, le principe d'unanimit&#233; appliqu&#233; pour la ratification des trait&#233;s europ&#233;ens ne fut pas respect&#233;. Il en ressort que la l&#233;gitimit&#233; de ce trait&#233; est ressentie encore plus faiblement que celle du Trait&#233; de Lisbonne, puisque sa ratification se fit non seulement sans consulter les peuples, mais &#233;galement contre l'avis d'une moiti&#233; des Etats membres de l'Union Europ&#233;enne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s lors, les r&#233;ductions de d&#233;penses que le trait&#233; induit, et qui semblent se confirmer dans les faits par les diff&#233;rents projets de loi r&#233;cemment annonc&#233;s, ne fait qu'amplifier les inqui&#233;tudes ressenties par les populations et exprim&#233;es par l'interm&#233;diaire des organisations professionnelles de salari&#233;s, notamment la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats (CES). Celle-ci fut cr&#233;&#233;e en 1973. L'objectif affich&#233; &#233;tait de d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts des travailleurs au niveau europ&#233;en et de les repr&#233;senter devant les organes de l'Union europ&#233;enne. Elle regroupe &lt;a href='http://www.etuc.org/a/186' class='spip_out'&gt;85 organisations membres de 36 pays europ&#233;ens&lt;/a&gt;, 10 f&#233;d&#233;rations syndicales europ&#233;ennes et compte 60 millions de membres .Elle est &#233;galement dot&#233;e d'un institut syndical europ&#233;en, lequel a des activit&#233;s normatives dans le domaine de la sant&#233; et la s&#233;curit&#233; au travail, de la recherche et de la formation, La CES est habilit&#233;e &#224; signer des accords-cadres sectoriels avec les employeurs au niveau europ&#233;en. Elle promeut le principe de &#171; &lt;i&gt;mod&#232;le social europ&#233;en&lt;/i&gt; &#187;, dans lequel la croissance &#233;conomique est indissociable d'un haut niveau de protection sociale des citoyens. Dans cette optique, la conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne revendique une participation active aux processus d&#233;cisionnels en lien avec les institutions europ&#233;ennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s l'annonce du projet de ratification du TSCG, Mme Bernadette SEGOL, secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale de la CES, s'est publiquement inqui&#233;t&#233;e :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le trait&#233; sur la stabilit&#233;, la coordination et la gouvernance (TSCG) dans l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire rassure peut-&#234;tre les amis politiques de la chanceli&#232;re Angela Merkel mais s&#251;rement pas les millions de ch&#244;meurs, travailleurs pauvres et pr&#233;caires en Europe, qui attendent en vain un v&#233;ritable soutien de la part des institutions europ&#233;ennes. C'est pourquoi nous y sommes oppos&#233;s. [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='footnote' title='JENAR (RM), &#171; Deux trait&#233;s pour un coup d'&#233;tat europ&#233;en &#187;, Le monde (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'inqui&#233;tude ne fut pas moins vive au niveau national. Les organisations syndicales nationales se montr&#232;rent pr&#233;occup&#233;es par les retomb&#233;es pour les salari&#233;s. Ils redout&#232;rent l'impossibilit&#233; de toute politique sociale du fait du maintien strict des d&#233;penses impos&#233; [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Pour une Europe sociale &#187;, La Nouvelle Vie Ouvri&#232;re' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]. Comment ne pas &#233;tablir par ailleurs de rapprochement entre le r&#233;cent accord national interprofessionnel (ANI) de janvier 2013, &#171; &lt;i&gt;pour un nouveau mod&#232;le &#233;conomique et social au service de la comp&#233;titivit&#233; des entreprises et de la s&#233;curisation de l'emploi et des parcours professionnels des salari&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, pour lequel la France fut compliment&#233;e par le Pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='footnote' title='Pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne Barroso : &quot;Le futur de l'Union (...)' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;] et le TSCG ? Le titre m&#234;me rappelle les principes proclam&#233;s par le trait&#233;, notamment le renforcement de la comp&#233;titivit&#233;. Dans le sillage de la Gr&#232;ce, cet accord constitue, aux yeux des organisations repr&#233;sentatives de salari&#233;s, un recul flagrant dans le domaine du droit du travail. Il facilite les proc&#233;dures de licenciement, restreint les possibilit&#233;s de recours en justice pour les salari&#233;s, pr&#233;carise le contrat de travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tant les d&#233;bats europ&#233;ens, qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; la ratification du Trait&#233;, que les d&#233;bats nationaux, que le dernier accord interprofessionnel alimente, t&#233;moignent des inqui&#233;tudes exprim&#233;es par les syndicats quant &#224; la finalit&#233; de l'orientation prise par la construction europ&#233;enne. Notre propos est d'analyser le malaise ressenti &#224; travers les d&#233;clarations de la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats afin de d&#233;terminer dans quelle mesure les craintes exprim&#233;es sont justifi&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour cela, seront constat&#233;s, d'une part les effets du TSCG sur les valeurs affirm&#233;es par ailleurs par les textes europ&#233;ens (I), d'autre part les cons&#233;quences sociales que les organisations de salari&#233;s entendent combattre (II).&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;I) La pulv&#233;risation des droits et libert&#233;s constitutionnellement garantis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La remise en cause par le trait&#233; des pr&#233;rogatives souveraines quant aux politiques &#233;conomiques et sociales (A) s'accompagne de la destruction des droits collectifs(B).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A) L'adieu aux valeurs d&#233;mocratiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans une d&#233;claration faisant suite &#224; la d&#233;cision du Conseil europ&#233;en des 8 et 9 d&#233;cembre 2011 d'adopter un nouveau trait&#233; intergouvernemental destin&#233; &#224; renforcer la discipline budg&#233;taire [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='footnote' title='Commission europ&#233;enne, &#171; Vers plus de discipline, d'int&#233;gration et de (...)' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;] , la Conf&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne des Syndicats d&#233;plora que :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le processus de n&#233;gociation a ignor&#233; le contr&#244;le d&#233;mocratique qui devrait normalement caract&#233;riser toute r&#233;forme de l'Union, notamment en n'impliquant pas pleinement le Parlement europ&#233;en. La CES d&#233;plore ce processus non d&#233;mocratique et ses cons&#233;quences non d&#233;mocratiques au niveau national &#187;&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='footnote' title='Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats, D&#233;claration sur le &#171; Trait&#233; sur la (...)' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;] .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les pr&#233;occupations des parlementaires en termes de d&#233;mocratie rejoignirent celles des syndicalistes. Ils consid&#233;r&#232;rent que le TSCG r&#233;pondait &#224; une exigence allemande, alors que les principes &#233;nonc&#233;s figuraient d&#233;j&#224; dans des trait&#233;s ant&#233;rieurs ou dans le droit d&#233;riv&#233;. Les eurod&#233;put&#233;s furent tenus &#224; l'&#233;cart de la proc&#233;dure d'adoption et ils ne prendront pas non plus part &#224; la proc&#233;dure de contr&#244;le, r&#233;serv&#233;e aux institutions non &#233;lues et aux Etats, c'est-&#224;-dire &#224; leurs ex&#233;cutifs [&lt;a href='#nb13' class='spip_note' rel='footnote' title='ZARKA (JC), &#171; Le trait&#233; sur la stabilit&#233;, la coordination et la gouvernance (...)' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;] .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les parlementaires nationaux s'inqui&#233;t&#232;rent &#233;galement du non respect du principe d&#233;mocratique. En effet, sur cette base, six recours furent form&#233;s devant la Cour constitutionnelle f&#233;d&#233;rale allemande contre la ratification du Trait&#233; instituant le M&#233;canisme europ&#233;en de stabilit&#233; (MES) et du Trait&#233; sur la stabilit&#233;, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire (TSCG). Ces recours d&#233;non&#231;aient une atteinte aux pr&#233;rogatives du Bundestag en mati&#232;re budg&#233;taire. Selon leurs auteurs, les citoyens allemands se retrouvaient priv&#233;s de &#171; &lt;i&gt;leur droit &#224; vivre dans un &#233;tat d&#233;mocratique&lt;/i&gt; &#187;. La Cour rejeta leurs arguments aux motifs que :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; La plupart des obligations r&#233;sultant du TSCG au sujet du montant et de la r&#233;duction du d&#233;ficit budg&#233;taire ainsi qu'au sujet du niveau de l'endettement public sont comparables &#224; celles qui r&#233;sultent du droit europ&#233;en d&#233;riv&#233;, et notamment des r&#232;glements CE 1466/97 et 1467/97 modifi&#233;s&#8230;.La port&#233;e des obligations r&#233;sultant du trait&#233; est donc largement minor&#233;e et banalis&#233;e, au point que les juges repoussent l'argument selon lequel la &#171; r&#232;gle d'or &#187; budg&#233;taire, ainsi consacr&#233;e sous la forme d'une obligation internationale permanente, limiterait consid&#233;rablement la souverainet&#233; de l'&#201;tat.&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb14' class='spip_note' rel='footnote' title='TUSSEAU (G), &#171; Le pacte de stabilit&#233; devant les juridictions constitutionnelles' id='nh14'&gt;14&lt;/a&gt;] &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;cision rendue le 12 septembre 2012 semble davantage bas&#233;e sur l'aide au respect des engagements internationaux que sur un raisonnement juridique objectif. En d'autres termes, la Cour n'a-t-elle pas voulu asseoir l'opportunit&#233; de la ratification des TSCG et MES plut&#244;t que de contr&#244;ler la l&#233;galit&#233; des dispositions textuelles ? L'int&#233;gration europ&#233;enne est un moteur si puissant qu'il entra&#238;ne irr&#233;sistiblement les l&#233;gislateurs et les juges dans son sillage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parall&#232;lement, en France, le Conseil constitutionnel fut saisi par le Pr&#233;sident de la R&#233;publique de la question de savoir si l'autorisation de ratifier TSCG devait &#234;tre pr&#233;c&#233;d&#233;e d'une r&#233;vision de la Constitution. Se posait le probl&#232;me de la compatibilit&#233; d'une norme juridique europ&#233;enne avec des dispositions &#224; caract&#232;re constitutionnel. La &#171; r&#232;gle d'or &#187; ne remettait-elle pas en cause un pan important de la souverainet&#233; nationale ? De fa&#231;on surprenante, le Conseil constitutionnel, par d&#233;cision en date du 09 ao&#251;t 2012, consid&#233;ra que l'obligation de respecter les nouvelles r&#232;gles budg&#233;taires europ&#233;ennes &#171; ne porte pas atteinte aux conditions essentielles de la souverainet&#233; nationale &#187;. Suivant un raisonnement similaire &#224; celui de son homologue allemand, le Conseil &#233;non&#231;a que :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; la France est d'ores et d&#233;j&#224; tenue de respecter les exigences r&#233;sultant de l'article 126 du Trait&#233; sur le fonctionnement de l'Union europ&#233;enne, relatif &#224; la lutte contre les d&#233;ficits excessifs des &#201;tats, ainsi que du Protocole n&#176; 12, annex&#233; aux Trait&#233;s sur l'Union europ&#233;enne, sur la proc&#233;dure concernant les d&#233;ficits excessifs&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb15' class='spip_note' rel='footnote' title='OLIVA (E), &#171; Le pacte de stabilit&#233; devant les juridictions constitutionnelles (...)' id='nh15'&gt;15&lt;/a&gt;] &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'argument est limpide : aucune entrave ne saurait ralentir la construction europ&#233;enne dans la direction d&#233;finie par les institutions. La position du tribunal constitutionnel fran&#231;ais diff&#232;re cependant sur un point de celle du tribunal allemand : la pr&#233;occupation essentielle des sages semble avoir &#233;t&#233; de r&#233;affirmer la place de la Constitution.au sommet de la hi&#233;rarchie des normes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, la Conf&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne des Syndicats d&#233;plora l'absence de toute participation des partenaires sociaux &#224; l'&#233;laboration du Trait&#233;. Au vu des cons&#233;quences sociales induites par les dispositions adopt&#233;es, il est r&#233;v&#233;lateur que les dirigeants europ&#233;ens n'aient pas souhait&#233; consulter les repr&#233;sentants des destinataires de leurs mesures. Pourtant, &#171; &lt;i&gt; La participation effective des partenaires sociaux dans la gouvernance &#233;conomique europ&#233;enne et les plans nationaux de r&#233;forme est indispensable d&#232;s le stade du diagnostic&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb16' class='spip_note' rel='footnote' title='R&#233;solution de la CES adopt&#233;e lors de la r&#233;union du Comit&#233; ex&#233;cutif des 5-6 juin (...)' id='nh16'&gt;16&lt;/a&gt;] &#187; Outre que cette participation enrichirait de fait la r&#233;flexion par un apport diff&#233;rent, fruit de l'exp&#233;rience professionnelle et syndicale de personnes comp&#233;tentes, elle serait constitutive d'un signe rassurant envers les salari&#233;s dont la parole s'exprimerait &#224; travers leurs repr&#233;sentants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La France, pour sa part, s'est d&#233;clar&#233;e ouverte au dialogue social. Elle vient d'inscrire dans la loi l'accord national interprofessionnel de janvier 2013, commun&#233;ment appel&#233; &#171; accord de comp&#233;titivit&#233; [&lt;a href='#nb17' class='spip_note' rel='footnote' title='MOUSSY (P), &#171; L'ANI du 11 janvier 2013 : un accord sign&#233; par les &#171; chiens de (...)' id='nh17'&gt;17&lt;/a&gt;] &#187; . La n&#233;cessaire consultation pr&#233;alable a bien eu lieu et le l&#233;gislateur a annonc&#233; son intention de reprendre fid&#232;lement les termes de l'accord. Mais cette apparence de d&#233;mocratie est en trompe l'&#339;il. En effet, l'accord susmentionn&#233; est minoritaire du point de vue de la repr&#233;sentativit&#233; nationale syndicale [&lt;a href='#nb18' class='spip_note' rel='footnote' title='GUEDE (C), &#171; Les derni&#232;res fourberies de Sapin &#187;, Le Canard encha&#238;n&#233;, 06 mars (...)' id='nh18'&gt;18&lt;/a&gt;] . De plus, loin de constituer &lt;i&gt;&#171; un signe d&#233;cisif donn&#233; &#224; la d&#233;mocratie sociale &#187;&lt;/i&gt;, comme le soutient Madame PARISOT [&lt;a href='#nb19' class='spip_note' rel='footnote' title='L@ lettre de l'UGICT/CGT, n&#176; 432, semaine du 11 au 17 f&#233;vrier 2013, (...)' id='nh19'&gt;19&lt;/a&gt;] , l'ANI n'est nullement repr&#233;sentatif de la volont&#233; de la majorit&#233; des salari&#233;s travaillant en France. Selon des d&#233;put&#233;s europ&#233;ens, lors de la discussion sur l'adoption de deux projets de R&#232;glements de transposition du Trait&#233;, le Parlement europ&#233;en aurait obtenu &lt;i&gt;&#171; l'obligation d'impliquer les partenaires sociaux et la soci&#233;t&#233; civile dans le processus du programme d'ajustement &#187;&lt;/i&gt;. Ils concluent :&lt;i&gt; &#171; On voit tout le sens de l'accord ANI&#8230; &#187;. [&lt;a href='#nb20' class='spip_note' rel='footnote' title='R&#233;action de d&#233;put&#233;s europ&#233;ens du Front de Gauche sur le rapport (...)' id='nh20'&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les syndicats nationaux craignent &#233;galement les effets n&#233;fastes du TSCG quant &#224; la souverainet&#233; nationale. La Cgt donne l'exemple de la retraite &#224; 60 ans pour les carri&#232;res longues, dont la loi n'aurait pu &#234;tre vot&#233;e, compte tenu du niveau du d&#233;ficit public. [&lt;a href='#nb21' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Pour une Europe sociale &#187;, La Nouvelle Vie Ouvri&#232;re p. 4, http://www.cgt.fr/IMG/' id='nh21'&gt;21&lt;/a&gt;] Il est vrai que le Parlement se trouve, de fait, plac&#233; sous la tutelle de la Commission europ&#233;enne. Le TSCG transf&#232;re une comp&#233;tence essentielle, la gestion des finances publiques, &#224; &lt;i&gt;&#171; des institutions techniques &#233;chappant &#224; tout contr&#244;le d&#233;mocratique&#8230;Les grandes orientations &#233;conomiques et sociales devront se couler au moule de contraintes d&#233;termin&#233;es par d'autres que les &#233;lus du peuple [&lt;a href='#nb22' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. cit. JENNAR (RM), &#171; Trait&#233; flou, cons&#233;quences limpides &#187;&#8230;' id='nh22'&gt;22&lt;/a&gt;] &#187;&lt;/i&gt; .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Comit&#233; europ&#233;en des droits sociaux semble confirmer &#233;galement les craintes exprim&#233;es. D&#233;but 2011, des syndicats grecs ont saisi celui-ci de r&#233;clamations relatives &#224; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; deux mesures adopt&#233;es en 2010 qui prolongeaient jusqu'&#224; un an la &#171; p&#233;riode d'essai &#187; durant laquelle les travailleurs peuvent &#234;tre licenci&#233;s sans pr&#233;avis et r&#233;duisaient le salaire minimum pour les travailleurs de moins de 25 ans aux deux tiers du salaire minimum national, entra&#238;nant ainsi les jeunes travailleurs grecs sous le seuil de pauvret&#233; de 580 euros par mois. [&lt;a href='#nb23' class='spip_note' rel='footnote' title='NIVARD (C), &#171; Comit&#233; europ&#233;en des droits sociaux (CEDS) : Violation de la (...)' id='nh23'&gt;23&lt;/a&gt;] &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Comit&#233; s'est montr&#233; offensif. Il a r&#233;affirm&#233; la pr&#233;pond&#233;rance des droits &#224; la sant&#233;, &#224; la protection sociale et le n&#233;cessaire maintien des garanties apport&#233;es par le droit du travail. [&lt;a href='#nb24' class='spip_note' rel='footnote' title='D&#233;claration de la CES, Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats, du 26 octobre (...)' id='nh24'&gt;24&lt;/a&gt;] En cons&#233;quence, si la remise en cause des droits sociaux avait d&#233;but&#233; avant la ratification du TSCG, il est &#224; craindre que celui-ci ne favorise leur g&#233;n&#233;ralisation au nom de la discipline budg&#233;taire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus grave, les protections textuelles sont menac&#233;es d'&#234;tre d&#233;tourn&#233;es de leur objet. L'article 7 du trait&#233; sur l'Union europ&#233;enne permet au Conseil europ&#233;en de suspendre le droit de vote d'un Etat membre pour violation grave et persistante des principes &#233;nonc&#233;s dans la Charte des droits fondamentaux. Madame MERKEL, chanceli&#232;re allemande, a manifest&#233; son intention d'appliquer les dispositions de cet article aux pays n'ayant pas respect&#233; le Pacte de stabilit&#233; et de croissance [&lt;a href='#nb25' class='spip_note' rel='footnote' title='DELOIRE &#169;, DUBOIS &#169;, &#171; L'avenir de l'Europe se discute &#224; huis clos &#187;, Le monde (...)' id='nh25'&gt;25&lt;/a&gt;] . Cette proposition ne fut, in fine, pas retenue. Dans ces conditions, le foss&#233; ne peut que se creuser entre les populations et&lt;i&gt; &#171; une Union per&#231;ue comme lointaine, technocratique, ill&#233;gitime et non d&#233;mocratique [&lt;a href='#nb26' class='spip_note' rel='footnote' title='LIBERTI (F), &#171; Le Conseil de l'Europe, outil n&#233;glig&#233; &#187;, Le Monde diplomatique, (...)' id='nh26'&gt;26&lt;/a&gt;] &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les milieux syndicaux ont mis en lumi&#232;re la dangerosit&#233; du TSCG quant aux principes d&#233;mocratiques suppos&#233;s accompagner la construction europ&#233;enne. Un autre point les inqui&#232;te particuli&#232;rement : il s'agit de l'in&#233;vitable r&#233;gression sociale que ce trait&#233;, selon eux, porte en germe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;B) L'an&#233;antissement programm&#233; des droits sociaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats estime que :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le besoin de gouvernance &#233;conomique est utilis&#233; comme un moyen de restreindre les m&#233;canismes et les r&#233;sultats des n&#233;gociations, d'attaquer les syst&#232;mes de relations sociales, et d'imposer une pression &#224; la baisse sur les niveaux de salaires n&#233;goci&#233;s par convention collective ; d'affaiblir la protection sociale et le droit de gr&#232;ve, et de privatiser les services publics [&lt;a href='#nb27' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. cit. , d&#233;claration de la CES du 25 janvier 2012, point 4' id='nh27'&gt;27&lt;/a&gt;] &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La CES, tr&#232;s attach&#233;e aux droits sociaux fondamentaux, cible particuli&#232;rement deux d'entre eux : le droit de gr&#232;ve et le droit de n&#233;gociation collective. Ils sont d'ailleurs r&#233;unis dans le m&#234;me article 6.4 de la Charte sociale europ&#233;enne [&lt;a href='#nb28' class='spip_note' rel='footnote' title='Charte sociale europ&#233;enne r&#233;vis&#233;e, ouverte &#224; la signature le 03 mai 1996, (...)' id='nh28'&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'objet de la n&#233;gociation collective est l'am&#233;lioration des conditions de travail. Or, cette libert&#233; fondamentale est remise en cause dans le cadre des mesures d'aust&#233;rit&#233; consacr&#233;es par le Trait&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Comit&#233; de la Libert&#233; Syndicale (CLS) de l'Organisation Internationale du Travail (OIT), a constat&#233; &#171; de nombreuses et s&#233;rieuses atteintes au principe de l'inviolabilit&#233; des conventions collectives librement conclues et un d&#233;ficit important de dialogue social &#187; en Gr&#232;ce, Etat partie au TSCG. L'organisation condamne les &#171; dispositions d&#233;rogatoires dans un sens moins favorable que les dispositions de niveau sup&#233;rieur &#187;, au motif qu'elles peuvent :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; conduire &#224; d&#233;stabiliser globalement les m&#233;canismes de n&#233;gociation collective ainsi que les organisations d'employeurs et de travailleurs et constituent en ce sens un affaiblissement de la libert&#233; syndicale et de la n&#233;gociation collective &#224; l'encontre des principes des conventions nos 87 et 98 &#187;&lt;/i&gt;. [&lt;a href='#nb29' class='spip_note' rel='footnote' title='Communiqu&#233; de la conf&#233;d&#233;ration internationale des syndicats, 5 d&#233;cembre 2012, (...)' id='nh29'&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'OIT reconna&#238;t &#224; la repr&#233;sentation syndicale le r&#244;le essentiel de coh&#233;sion sociale. Un Communiqu&#233; de presse de l'organisation [&lt;a href='#nb30' class='spip_note' rel='footnote' title='Communiqu&#233; de l'OIT : &#171; L'OIT demande &#224; la Gr&#232;ce de remettre le syst&#232;me de (...)' id='nh30'&gt;30&lt;/a&gt;] est particuli&#232;rement int&#233;ressant en ce sens qu'il place la libert&#233; syndicale et la n&#233;gociation collective au m&#234;me niveau que les droits de l'homme, l'ensemble formant &lt;i&gt;&#171; l'essence m&#234;me de la d&#233;mocratie et de la paix sociale &#187;&lt;/i&gt;.L'OIT d&#233;finit des valeurs autres qu'&#233;conomiques, comme indispensables &#224; la vie de tout &#233;tat d&#233;mocratique. L'organisation affirme que m&#234;me une crise financi&#232;re grave ne saurait justifier une atteinte aux droits fondamentaux dont les droits sociaux sont partie int&#233;grante. Pour finir, le communiqu&#233; rappelle que la Gr&#232;ce a ratifi&#233; les conventions sur la libert&#233; syndicale et la n&#233;gociation collective.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Conf&#233;d&#233;ration internationale des syndicats (CSI) avait appuy&#233; la plainte d&#233;pos&#233;e aupr&#232;s de l'OIT par la conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale grecque du travail (GSEE) [&lt;a href='#nb31' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. cit., communiqu&#233; de la CSI' id='nh31'&gt;31&lt;/a&gt;] , d&#233;non&#231;ant &lt;i&gt;&#171; les mesures anti-travail &#187;&lt;/i&gt; prises par l'Etat grec sous la pression du FMI et de l'Union europ&#233;enne. Elle d&#233;plorait que le droit doive c&#233;der le pas face aux difficult&#233;s &#233;conomiques. Dans quel but, cependant ? La crise &#233;conomique perdure, les populations s'appauvrissent.&lt;i&gt; &#171; Le progr&#232;s &#233;conomique et social &#187;&lt;/i&gt; proclam&#233; par le Trait&#233; de Lisbonne parait en panne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur le m&#234;me probl&#232;me, les syndicats grecs ont &#233;galement saisi le Comit&#233; europ&#233;en des droits sociaux d'une disposition l&#233;gislative permettant :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; D'une part, aux syndicats d'entreprise d'adopter des conventions collectives d&#233;rogatoires qui fixeraient des conditions de travail moins favorables que celles &#233;tablies par les conventions de branche et, d'autre part, aux syndicats de branche de n&#233;gocier des conventions collectives d'entreprise, en l'absence de syndicat d'entreprise autoris&#233; [&lt;a href='#nb32' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. cit. , NIVARD (C)' id='nh32'&gt;32&lt;/a&gt;] &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les organisations syndicales grecques estimaient ces dispositions contradictoires avec l'article 3&#167;1a du Protocole additionnel &#224; la Charte de 1988 qui dispose que :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les parties s'engagent &#224; prendre ou &#224; promouvoir des mesures permettant aux travailleurs ou &#224; leurs repr&#233;sentants, conform&#233;ment &#224; la l&#233;gislation et &#224; la pratique nationales, de contribuer &#224; la d&#233;termination et &#224; l'am&#233;lioration des conditions de travail, de l'organisation du travail et du milieu du travail [&lt;a href='#nb33' class='spip_note' rel='footnote' title='Protocole &#224; la Charte sociale europ&#233;enne, sign&#233; le 05 mai 1988, entr&#233; en (...)' id='nh33'&gt;33&lt;/a&gt;] &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Leur d&#233;marche n'a pu aboutir du fait de l'absence de ratification par la Gr&#232;ce de cet article.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces saisines multiples des syndicats grecs d'organismes internationaux contre leur propre pays traduisent un inqui&#233;tant affaiblissement de l'Etat de droit, progressivement remplac&#233; par une sorte de filiale dont le si&#232;ge serait &#224; Bruxelles. Qui ne se souvient de la c&#233;l&#232;bre proclamation de Monsieur Ernest-Antoine Seilli&#232;re, ancien pr&#233;sident du MEDEF, &#171; Vive l'entreprise France &#187; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Union europ&#233;enne, pour l'heure, adopte des mesures dont les fondements sont de moins en moins juridiques et s'apparentent de plus en plus &#224; des r&#232;gles de gouvernance d'entreprise. Le mot est d'ailleurs repris par le Trait&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au niveau national, la CGT a &#233;galement relev&#233;, qu' &lt;i&gt;&#171; en cas d'adoption de ce trait&#233;, les instances europ&#233;ennes pourraient mettre en cause les r&#233;sultats de la n&#233;gociation sociale. C'est la douloureuse exp&#233;rience d&#233;j&#224; v&#233;cue par les salari&#233;s grecs, espagnols, italiens &#187;&lt;/i&gt;. [&lt;a href='#nb34' class='spip_note' rel='footnote' title='D&#233;claration de Commission ex&#233;cutive conf&#233;d&#233;rale CGT, &#171; Trait&#233; europ&#233;en, pour une (...)' id='nh34'&gt;34&lt;/a&gt;] Serait alors viol&#233;e une disposition &#224; valeur constitutionnelle, &#224; savoir la participation de &lt;i&gt;&#171; tout travailleur, par l'interm&#233;diaire de ses d&#233;l&#233;gu&#233;s, &#224; la d&#233;termination collective des conditions de travail ainsi qu'&#224; la gestion des entreprises &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;vue par le pr&#233;ambule de la constitution du 27 octobre 1946.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre sujet de pr&#233;occupation de la CES [&lt;a href='#nb35' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. cit. , d&#233;claration de la CES janvier 2012, point 4&#8230;' id='nh35'&gt;35&lt;/a&gt;] , l'affaiblissement du droit de gr&#232;ve accompagne la mont&#233;e en puissance des libert&#233;s &#233;conomiques prot&#233;g&#233;es par le Trait&#233; sur le fonctionnement de l'Union europ&#233;enne : libre circulation des marchandises [&lt;a href='#nb36' class='spip_note' rel='footnote' title='TFUE, troisi&#232;me partie, titre2, p.78-82' id='nh36'&gt;36&lt;/a&gt;] , des personnes, des services et des capitaux [&lt;a href='#nb37' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., titre IV, p.83-890' id='nh37'&gt;37&lt;/a&gt;] , concurrence libre et non fauss&#233;e [&lt;a href='#nb38' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., titre VII, P. 105-109' id='nh38'&gt;38&lt;/a&gt;] . Assimil&#233; dans les faits &#224; une entrave, ce droit, pourtant proclam&#233; par les textes internationaux et nationaux [&lt;a href='#nb39' class='spip_note' rel='footnote' title='Pr&#233;ambule de la Constitution du 27 octobre 1946 : &#171; Le droit de gr&#232;ve (...)' id='nh39'&gt;39&lt;/a&gt;] , r&#233;siste difficilement &#224; la pression europ&#233;enne. La Commission europ&#233;enne a r&#233;cemment &#233;labor&#233; un projet de R&#232;glement portant sur &lt;i&gt;&quot;l'exercice du droit de mener des actions collectives dans le contexte de la libert&#233; d'&#233;tablissement et de la libre prestation des services &#187;&lt;/i&gt;, dit &#171; R&#232;glement Monti II [&lt;a href='#nb40' class='spip_note' rel='footnote' title='Proposition de R&#200;GLEMENT DU CONSEIL relatif &#224; l'exercice du droit de mener des (...)' id='nh40'&gt;40&lt;/a&gt;] &#187;, lequel dispose :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Toutefois, ainsi que l'ont admis la Cour de justice et la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme, le droit de gr&#232;ve n'a pas de caract&#232;re absolu et son exercice peut faire l'objet de certaines restrictions, qui peuvent &#233;galement r&#233;sulter de constitutions, l&#233;gislations et pratiques nationales. &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce texte pla&#231;ait &#224; &#233;galit&#233; les libert&#233;s &#233;conomiques et les droits fondamentaux. [&lt;a href='#nb41' class='spip_note' rel='footnote' title='DOMAGUIL, &#171; La r&#233;glementation europ&#233;enne du droit de gr&#232;ve fait &quot;pschitt&quot; &#187;, (...)' id='nh41'&gt;41&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Conf&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne des Syndicats a imm&#233;diatement r&#233;agi en :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; a) confirmant que le march&#233; unique n'est pas une fin en soi mais a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; pour que les peuples de l'Union acc&#232;dent au progr&#232;s social ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;b) pr&#233;cisant que les libert&#233;s &#233;conomiques et les r&#232;gles de concurrence ne peuvent pr&#233;valoir sur les droits sociaux fondamentaux et le progr&#232;s social mais, au contraire, que les droits sociaux doivent avoir la priorit&#233; en cas de conflit [&lt;a href='#nb42' class='spip_note' rel='footnote' title='Communiqu&#233; de la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats, &#171; La CES se f&#233;licite (...)' id='nh42'&gt;42&lt;/a&gt;] &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La CES proclame une hi&#233;rarchie des droits inverse &#224; celle d&#233;gag&#233;e par la jurisprudence de la Cour. Deux conceptions de soci&#233;t&#233; totalement oppos&#233;es s'affrontent. L'histoire n'est pas nouvelle. En effet, le projet de R&#232;glement europ&#233;en n'est pas sans rappeler le consid&#233;rant 6 de la d&#233;cision du Conseil constitutionnel du 15 mars 2012 :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &#171; Les constituants ont entendu marquer que le droit de gr&#232;ve est un principe de valeur constitutionnelle mais qu'il a des limites et ont habilit&#233; le l&#233;gislateur &#224; tracer celles-ci en op&#233;rant la conciliation n&#233;cessaire entre la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts professionnels, dont la gr&#232;ve est un moyen, et la sauvegarde de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral auquel la gr&#232;ve peut &#234;tre de nature &#224; porter atteinte ; qu'il est, &#224; ce titre, loisible au l&#233;gislateur de tracer la limite s&#233;parant les actes et les comportements qui constituent un exercice licite de ce droit des actes et comportements qui en constitueraient un usage abusif [&lt;a href='#nb43' class='spip_note' rel='footnote' title='D&#233;cision n&#176; 2012-650 DC du 15 mars 2012, &#171; Loi relative &#224; l'organisation du (...)' id='nh43'&gt;43&lt;/a&gt;] &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour les sages, la gr&#232;ve &#233;tait devenue un abus. Pour en arriver l&#224;, ils s'appuy&#232;rent sur l'attachement fran&#231;ais aux valeurs du service public. Ce fondement a permis au l&#233;gislateur, sous le contr&#244;le du juge, [&lt;a href='#nb44' class='spip_note' rel='footnote' title='CE, Ass. , DEHAENE, 7 juillet 1950, Rec. Lebon p.426' id='nh44'&gt;44&lt;/a&gt;] d'&#339;uvrer de fa&#231;on coh&#233;rente et continue contre le droit de gr&#232;ve.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;centes lois dites de service minimum marquent une progression r&#233;guli&#232;re dans le durcissement des mesures restrictives au droit de gr&#232;ve : de l'obligation de d&#233;claration pr&#233;alable, [&lt;a href='#nb45' class='spip_note' rel='footnote' title='LOI n&#176; 2007-1224 du 21 ao&#251;t 2007 sur le dialogue social et la continuit&#233; du (...)' id='nh45'&gt;45&lt;/a&gt;] puis la cr&#233;ation d'un nouveau service public &#171; d'accueil &#187; [&lt;a href='#nb46' class='spip_note' rel='footnote' title='LOI n&#176; 2008-790 du 20 ao&#251;t 2008 instituant un droit d'accueil pour les &#233;l&#232;ves (...)' id='nh46'&gt;46&lt;/a&gt;] &#224; la prise de sanctions disciplinaires contre les gr&#233;vistes [&lt;a href='#nb47' class='spip_note' rel='footnote' title='LOI n&#176; 2012-375 du 19 mars 2012 relative &#224; l'organisation du service et &#224; (...)' id='nh47'&gt;47&lt;/a&gt;] ; &#233;tant observ&#233; que cette derni&#232;re loi vise des entreprises priv&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Commission europ&#233;enne s'est-elle inspir&#233;e du travail du l&#233;gislateur fran&#231;ais ? Les propos tenus par l'ancienne ministre des Transports, Madame Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, lors de la discussion qui a eu lieu &#224; l'Assembl&#233;e nationale, sugg&#232;rent un lien :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Thierry Mariani et moi-m&#234;me consid&#233;rons que l'&#233;conomie fran&#231;aise et les Fran&#231;ais ne peuvent pas subir des gr&#232;ves &#224; r&#233;p&#233;tition qui paralysent le transport a&#233;rien et prennent en otage nos concitoyens, le plus souvent au moment des grands d&#233;parts. Cette situation n'est pas tol&#233;rable, en premier lieu pour nos concitoyens qui ne peuvent plus se d&#233;placer librement &#224; l'occasion d'un cong&#233; bien m&#233;rit&#233;, pour retrouver leur famille ou encore pour travailler. C'est aussi une situation difficile &#224; vivre pour nos entreprises car les d&#233;placements en avion sont souvent indispensables &#224; l'exercice de leur activit&#233;, et ces gr&#232;ves nuisent donc &#224; leur d&#233;veloppement. Ce n'est pas tol&#233;rable non plus pour l'image de la France : notre pays doit pouvoir donner des signes de son professionnalisme et de son dynamisme &#233;conomique dans le contexte de la mondialisation. Enfin, c'est intol&#233;rable pour les compagnies a&#233;riennes, qui sont fragilis&#233;es par ces conflits &#224; r&#233;p&#233;tition alors m&#234;me, je le r&#233;p&#232;te, qu'elles sont soumises &#224; une concurrence extr&#234;mement rude &#187; [&lt;a href='#nb48' class='spip_note' rel='footnote' title='MOUSSY (P), &#171; Le droit de gr&#232;ve encadr&#233; par le &quot;droit &#224; l'information&quot; pour (...)' id='nh48'&gt;48&lt;/a&gt;].&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'est plus ici question de la traditionnelle confrontation entre deux principes &#224; valeur constitutionnelle : droit de gr&#232;ve et continuit&#233; du service public, qui avait servi de base aux pr&#233;c&#233;dentes lois, mais de soumission aux imp&#233;ratifs du commerce. Dans cette affaire, le droit s'est inclin&#233; devant les n&#233;cessit&#233;s &#233;conomiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ce propos, par communiqu&#233; du 12 septembre 2012, [&lt;a href='#nb49' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. cit., &#171; La CES se f&#233;licite de la d&#233;cision du retrait du r&#232;glement Monti (...)' id='nh49'&gt;49&lt;/a&gt;] la CES rappelle que ne sont pas r&#233;solus &lt;i&gt;&#171; les probl&#232;mes cr&#233;&#233;s par la Cour de justice europ&#233;enne dans les affaires Viking [&lt;a href='#nb50' class='spip_note' rel='footnote' title='CJUE, International Transport Workers' Federation et Finnish Seamen's Union (...)' id='nh50'&gt;50&lt;/a&gt;] et Laval [&lt;a href='#nb51' class='spip_note' rel='footnote' title='CJUE, Laval un Partneri Ltd contre Svenska Byggnadsarbetaref&#246;rbundet, (...)' id='nh51'&gt;51&lt;/a&gt;] ... &#187;&lt;/i&gt;.Dans le premier arr&#234;t, la CJCE, saisie par la soci&#233;t&#233; finlandaise Viking, a conclu quant aux rapports entre libert&#233; d'&#233;tablissement et droit de gr&#232;ve, en d&#233;clarant que :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'article 43 CE emp&#234;che une politique coordonn&#233;e d'actions collectives men&#233;es par un syndicat et une association de syndicats qui, en restreignant le droit &#224; la libert&#233; d'&#233;tablissement, a pour effet de cloisonner le march&#233; du travail et d'entraver le recrutement de travailleurs originaires de certains &#201;tats membres [&#8230;] &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Conf&#233;d&#233;ration conteste fermement la jurisprudence constante de la &lt;i&gt;&#171; Cour &#233;conomique de l'union europ&#233;enne &#187;&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb52' class='spip_note' rel='footnote' title='GOYET (C), &#171; Arrets Laval et Viking : llibert&#233;s de circulation versus droits (...)' id='nh52'&gt;52&lt;/a&gt;], qui accorde la primaut&#233; aux libert&#233;s &#233;conomiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle d&#233;nonce par ailleurs la volont&#233; de privatisation des services publics induite par le TSCG [&lt;a href='#nb53' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. cit. , D&#233;claration de la CES du 25 janvier 2012&#8230;' id='nh53'&gt;53&lt;/a&gt;]. La CES a marqu&#233; &#224; de nombreuses reprises son attachement &#224; la notion de service public, &lt;i&gt;&#171; pilier du mod&#232;le social europ&#233;en, important pour le bien-&#234;tre et la coh&#233;sion sociale, la cr&#233;ation d'emplois et la prosp&#233;rit&#233; &#233;conomique [&lt;a href='#nb54' class='spip_note' rel='footnote' title='R&#233;solution de la CES : &#171; Vers une nouvelle dynamique pour les services (...)' id='nh54'&gt;54&lt;/a&gt;] &#187;&lt;/i&gt;. Force est de constater que la privatisation annonc&#233;e se concr&#233;tise progressivement sur le territoire communautaire : ouverture &#224; la concurrence du secteur des transports, de l'&#233;nergie, des t&#233;l&#233;communications, de la distribution d'eau [&lt;a href='#nb55' class='spip_note' rel='footnote' title='Giudice (G), correspondance de la Commission europ&#233;enne, 26 septembre 2012, (...)' id='nh55'&gt;55&lt;/a&gt;] &#8230;, ouverture des entreprises publiques au capital priv&#233;. L'effet attendu devait &#234;tre une baisse des prix et une meilleure satisfaction des consommateurs. La r&#233;alit&#233; est parfois plus sombre : entretien insuffisant provoquant des dysfonctionnements [&lt;a href='#nb56' class='spip_note' rel='footnote' title='DAYAN (F), &#171; L'aust&#233;rit&#233; et les restructurations g&#232;lent le service public &#187;, (...)' id='nh56'&gt;56&lt;/a&gt;] , sensibles augmentations tarifaires annuelles des tarifs des transports ferroviaires, augmentation du prix de l'&#233;nergie, fermetures de lignes ferroviaires non rentables&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un exemple extr&#234;me nous est, une fois de plus, donn&#233; par la Gr&#232;ce, avec le d&#233;membrement du port public du Pir&#233;e, dont la gestion d'une partie est d&#233;sormais confi&#233;e &#224; une soci&#233;t&#233; chinoise. La cons&#233;quence la plus visible est la d&#233;r&#233;glementation sociale qui en a r&#233;sult&#233; : baisse des salaires, des pensions de retraite, violation des accords collectifs, licenciements abusifs&#8230; [&lt;a href='#nb57' class='spip_note' rel='footnote' title='RIMBERT (P), &#171; Mod&#232;le social chinois au Pir&#233;e &#187;, Le Monde diplomatique, f&#233;vrier (...)' id='nh57'&gt;57&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Seuls les services dits r&#233;galiens demeurent dans le domaine public. Ils rencontrent toutefois de grandes difficult&#233;s du fait de la baisse des financements publics et de l'introduction de m&#233;thodes de gestion auparavant d&#233;volues au seul secteur priv&#233;. Au Royaume uni, par exemple, le National Health Service (NHS), syst&#232;me de sant&#233; publique britannique qui fournit des soins gratuits aux personnes d&#233;favoris&#233;es, a r&#233;cemment &#233;t&#233; mis en cause pour sa gestion qui privil&#233;giait la r&#233;duction des co&#251;ts &#224; la qualit&#233; des soins donn&#233;s aux patients. Il en est r&#233;sult&#233; un nombre important de d&#233;c&#232;s dus aux privations dans un h&#244;pital du centre de l'Angleterre. Un rapport &#171; &lt;i&gt;d&#233;crit des directeurs hospitaliers tellement obs&#233;d&#233;s par les objectifs bureaucratiques et l'&#233;quilibre des comptes requis pour que leur &#233;tablissement b&#233;n&#233;ficie du label &quot;NHS Foundation Trust&quot; qu'ils en n&#233;gligeaient totalement la qualit&#233; des soins [&lt;a href='#nb58' class='spip_note' rel='footnote' title='Le Monde, &#171; Le syst&#232;me hospitalier britannique &#233;branl&#233; par un scandale &#187;, (...)' id='nh58'&gt;58&lt;/a&gt;]&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A cet &#233;gard, par communiqu&#233; du 02 juin 2010 [&lt;a href='#nb59' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. cit., r&#233;solution de la CES 2010&#8230;' id='nh59'&gt;59&lt;/a&gt;] , la CES condamne &lt;i&gt;&#171; le lent &#8220;glissement&#8221; de la Commission et des d&#233;cisions de la CJUE, cherchant &#224; d&#233;finir de plus en plus de services comme &#233;tant &#8220;&#233;conomiques &#187;&lt;/i&gt;. La notion de rentabilit&#233; y est sous-jacente. Or, celle-ci est, par nature, incompatible avec le principe de service public. Prenons l'exemple de La Poste. Malgr&#233; son changement de statut dans le cadre de l'ouverture &#224; la concurrence, l'entreprise continue &#224; assurer des missions de service public : distribution du courrier six jours sur sept, aide au routage, pr&#233;sence territoriale &#224; travers 17 000 points de vente, accessibilit&#233; bancaire. Mais, pour compenser l'absence de rentabilit&#233; de ces activit&#233;s, l'Etat verse annuellement une aide &#224; hauteur de 800 millions d'euros. De la m&#234;me fa&#231;on, dans le cadre du projet de d&#233;veloppement de la fibre optique sur le territoire fran&#231;ais, l'aide financi&#232;re des collectivit&#233;s locales est envisag&#233;e pour la couverture des zones rurales non rentables. [&lt;a href='#nb60' class='spip_note' rel='footnote' title='Cha&#238;ne t&#233;l&#233;visuelle LCP, 14 mars 2013' id='nh60'&gt;60&lt;/a&gt;] Il s'&#233;vince de ces &#233;l&#233;ments que, m&#234;me quand le service public est confi&#233; au secteur priv&#233;, il est financ&#233; par la d&#233;pense publique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux ans plus tard, la CES d&#233;non&#231;a &#224; nouveau les &lt;i&gt;&#171; pressions de l'UE pour lib&#233;raliser les services publics qui rel&#232;vent de la responsabilit&#233; nationale &#187;&lt;/i&gt;. [&lt;a href='#nb61' class='spip_note' rel='footnote' title='Cha&#238;ne t&#233;l&#233;visuelle LCP, 14 mars 2013' id='nh61'&gt;61&lt;/a&gt;] Le mouvement ne s'est pas invers&#233;, bien au contraire. La mise sous surveillance de la Commission europ&#233;enne de la d&#233;pense publique par le TSCG ne peut qu'acc&#233;l&#233;rer le ph&#233;nom&#232;ne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quels effets produit la remise en cause de ce que les citoyens europ&#233;ens pensaient &#234;tre des acquis sociaux ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;II) Les cons&#233;quences socialement n&#233;fastes et leur rem&#232;de&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les dispositions imp&#233;ratives du TSCG quant au d&#233;ficit public &#233;tant susceptibles de produire des effets d&#233;l&#233;t&#232;res sur le niveau et les conditions de vie des citoyens europ&#233;ens (A), la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats propose des mesures alternatives susceptibles de les &#233;viter (B).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A) L'in&#233;vitable r&#233;gression sociale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la d&#233;claration de janvier 2012, la CES proc&#232;de &#224; une analyse &#233;conomique critique du Trait&#233; dont elle craint les effets n&#233;fastes sur la croissance et le ch&#244;mage. [&lt;a href='#nb62' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. cit., conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats, janvier 2012, &#167; (...)' id='nh62'&gt;62&lt;/a&gt;] L'aust&#233;rit&#233; impos&#233;e quasiment &#224; l'&#233;chelle d'un continent compliquera, voire rendra impossible toute initiative nationale de relance de l'&#233;conomie par l'investissement public. Les recettes fiscales baisseront, rendant plus difficile la r&#233;duction des d&#233;ficits que l'aust&#233;rit&#233; &#233;tait cens&#233;e faire baisser. [&lt;a href='#nb63' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. cit., CES, &#171; Un contrat social pour l'Europe &#187;, juin 2012&#8230;' id='nh63'&gt;63&lt;/a&gt;] Au regard de l'actualit&#233;, ces sombres pr&#233;dictions semblent se concr&#233;tiser : l'accent est mis &#224; la r&#233;duction drastique de la d&#233;pense publique plut&#244;t qu'&#224; l'augmentation des recettes. Il est beaucoup question de r&#233;duction du nombre de fonctionnaires. Enfin, la baisse programm&#233;e du budget des collectivit&#233;s locales, qui sont au plus pr&#232;s des populations, ne peut que mettre en p&#233;ril le tissu social. Malheureusement, ces consid&#233;rations pessimistes sont confirm&#233;es par le bilan de la situation &#233;conomique pour l'ann&#233;e 2012. Le taux de ch&#244;mage a fortement progress&#233; dans la zone euro, selon l'Observatoire fran&#231;ais des conjonctures &#233;conomiques(OFCE). [&lt;a href='#nb64' class='spip_note' rel='footnote' title='Les notes de la Fondation Copernic : &#171; Changer vraiment ! Quelles politiques (...)' id='nh64'&gt;64&lt;/a&gt;] &#171; &#8230;la perte d'activit&#233; due &#224; la baisse des d&#233;penses publiques est d'environ 0,6 point de produit int&#233;rieur brut. &#187;, analyse Monsieur BROYER, &#233;conomiste chez Natixis. Les pays ayant pratiqu&#233; les politiques les plus fermes en mati&#232;re d'aust&#233;rit&#233; sont les plus touch&#233;s par le ch&#244;mage : Gr&#232;ce, Portugal&#8230;
Dans son point 2, la CES craint que &#171; les mesures d'aust&#233;rit&#233; ne r&#233;soudront pas la crise de l'euro et de l'emploi, elles ne rassureront pas non plus les march&#233;s financiers. &#187;. Cette analyse est partag&#233;e par l'OFCE, lequel met en cause l'effet des hausses de TVA qui affectent la rentabilit&#233; des entreprises et la consommation. [&lt;a href='#nb65' class='spip_note' rel='footnote' title='RODIER (A), &#171; L'emploi, otage des choix budg&#233;taires &#187;, Le bilan du Monde, (...)' id='nh65'&gt;65&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au-del&#224; des consid&#233;rations &#233;conomiques, le point 4 de l'argumentaire de la CES m&#233;rite attention : il d&#233;nonce le d&#233;mant&#232;lement du mod&#232;le social europ&#233;en. Il est possible d'en comprendre le m&#233;canisme par l'&#233;tude des motivations de la d&#233;cision par l'&#233;tat fran&#231;ais de ratifier en l'&#233;tat le Trait&#233; sur la Stabilit&#233;, la Coop&#233;ration et la Gouvernance au sein de l'Union europ&#233;enne. La d&#233;cision incrimin&#233;e par les syndicats peut s'expliquer &#224; la lumi&#232;re du bilan &#233;conomique de la France qu'a fait la Commission europ&#233;enne. [&lt;a href='#nb66' class='spip_note' rel='footnote' title='Document de travail des services de la Commission du 30 mai 2012 : &#171; Bilan (...)' id='nh66'&gt;66&lt;/a&gt;] Cette derni&#232;re &#233;nonce notamment que &lt;i&gt;&#171; La dette publique &#233;lev&#233;e constitue l'un des principaux d&#233;fis que la France doit relever au cours des prochaines ann&#233;es &#187;&lt;/i&gt;. [&lt;a href='#nb67' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., &#167; 2.3.1 p. 17' id='nh67'&gt;67&lt;/a&gt;] Suivent une s&#233;rie d'affirmations qui confirment les inqui&#233;tudes de la CES :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &#171; &#192; cet &#233;gard, le risque d'une augmentation des d&#233;penses li&#233;es au vieillissement et des d&#233;penses de soins de sant&#233; m&#233;riterait une attention particuli&#232;re. &#187; [&lt;a href='#nb68' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., p. 18' id='nh68'&gt;68&lt;/a&gt;] ; &#171; La France figure, aux c&#244;t&#233;s de la Belgique, de la Su&#232;de, du Danemark, du Luxembourg, des Pays-Bas et de l'Allemagne, dans le groupe des &#201;tats membres qui ont le co&#251;t du travail le plus &#233;lev&#233;. &#187; [&lt;a href='#nb69' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., p.26' id='nh69'&gt;69&lt;/a&gt;] ; &#8230;d'autres mesures pourraient favoriser encore plus la comp&#233;titivit&#233;-co&#251;t des exportations fran&#231;aises ...Des mesures devraient cibler les co&#251;ts de la main-d'&#339;uvre, en d&#233;pla&#231;ant en priorit&#233; la charge fiscale du travail vers des taxes&#8230;il serait plus facile de ma&#238;triser la hausse des co&#251;ts unitaires de la main-d'&#339;uvre si les autorit&#233;s fran&#231;aises poursuivaient leurs efforts visant &#224; limiter l'augmentation du salaire minimum [&lt;a href='#nb70' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., P 36' id='nh70'&gt;70&lt;/a&gt;] &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces affirmations &#233;clairent le concept de &#171; co&#251;t du travail &#187; dont l'objet semble &#234;tre de cr&#233;er un sentiment de culpabilit&#233; de nature &#224; faire admettre plus facilement des mesures par essence impopulaires. Pourtant, la part des salaires dans la valeur ajout&#233;e est au niveau le plus bas jamais atteint, tandis que le co&#251;t du capital ne cesse de cro&#238;tre du fait de la part de plus en plus lourde que les entreprises choisissent de verser aux actionnaires. [&lt;a href='#nb71' class='spip_note' rel='footnote' title='Attac/Fondation Copernic, &#171; En finir avec la comp&#233;titivit&#233;, Le contre-rapport, (...)' id='nh71'&gt;71&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La &lt;i&gt;&#171; pression &#224; la baisse sur les salaires &#187;&lt;/i&gt; invoqu&#233;e est par cons&#233;quent av&#233;r&#233;e. La justification officielle en est l'am&#233;lioration de la comp&#233;titivit&#233;, qui est &#224; l'origine &lt;i&gt;&quot;d'un fort freinage des salaires nominaux et une forte baisse des salaires r&#233;els&quot;&lt;/i&gt; en Espagne, Italie, Gr&#232;ce et Portugal. [&lt;a href='#nb72' class='spip_note' rel='footnote' title='Artus (P), &#171; La baisse des salaires dans les pays en difficult&#233; de la zone (...)' id='nh72'&gt;72&lt;/a&gt;] La proportion des bas salaires a, par ailleurs, augment&#233; en Allemagne. [&lt;a href='#nb73' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. cit. &#171; Le contre- rapport &#187;, p.39-45' id='nh73'&gt;73&lt;/a&gt;] L'actualit&#233; n'est pas avare des accords de baisse des r&#233;mun&#233;rations et augmentation du temps de travail, propos&#233;s par certaines directions entreprises, et pr&#233;sent&#233;s comme le seul moyen d'&#233;viter une fermeture. [&lt;a href='#nb74' class='spip_note' rel='footnote' title='IRA (K), &#171; Les syndicats fran&#231;ais signent l'accord du constructeur automobile (...)' id='nh74'&gt;74&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sont ces m&#234;mes accords que l'ANI de janvier 2013 entendait g&#233;n&#233;raliser. L'article 18 de l'accord &#233;non&#231;ait en effet :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Possibilit&#233; de conclure des accords d'entreprise permettant de trouver un nouvel &#233;quilibre pour une dur&#233;e limit&#233;e dans le temps, dans l'arbitrage temps de travail/salaire/emploi, au b&#233;n&#233;fice de l'emploi &#187; ; &#171; En cas de refus du salari&#233; des mesures prises par l'accord, la rupture de son contrat de travail qui en d&#233;coule s'analyse en un licenciement &#233;conomique dont la cause r&#233;elle et s&#233;rieuse est attest&#233;e par l'accord pr&#233;cit&#233;. L'entreprise est exon&#233;r&#233;e de l'ensemble des obligations l&#233;gales et conventionnelles qui auraient r&#233;sult&#233; d'un licenciement collectif pour motif &#233;conomique. [&lt;a href='#nb75' class='spip_note' rel='footnote' title='Options, mensuel de l'UGICT-CGT, &#171; L'ANI est contraire au droit international (...)' id='nh75'&gt;75&lt;/a&gt;] &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les salari&#233;s concern&#233;s n'auraient qu'une alternative : la baisse de r&#233;mun&#233;ration ou le licenciement. Celui-ci ne pourrait plus &#234;tre contest&#233; devant les prud'hommes puisqu'il serait d'office d&#233;clar&#233; caus&#233;. &#171; La pression &#224; la baisse des salaires &#187; serait l&#233;galis&#233;e par l'Etat. Le l&#233;gislateur national se serait ainsi conform&#233; aux imp&#233;ratifs budg&#233;taires europ&#233;ens, mais non aux engagements internationaux conclus par la France. En effet, l'accord litigieux est contraire, en plusieurs de ses dispositions, aux conventions de l'OIT, &#224; la charte europ&#233;enne des droits &#233;conomiques et sociaux et m&#234;me &#224; des directives europ&#233;ennes. [&lt;a href='#nb76' class='spip_note' rel='footnote' title='Idem' id='nh76'&gt;76&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La CGT [&lt;a href='#nb77' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Pour une Europe sociale &#187;, La Nouvelle Vie Ouvri&#232;re p. 4, http://www.cgt.fr/IMG/' id='nh77'&gt;77&lt;/a&gt;] rejoint la CES dans son analyse quant aux cons&#233;quences sociales n&#233;gatives des r&#233;formes structurelles impos&#233;es par le trait&#233; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Seront ainsi vis&#233;s, pour des raisons d'&#233;quilibre budg&#233;taire, les syst&#232;mes de fixation et d'indexation des salaires, les processus de n&#233;gociation collective, les soins de sant&#233;, les prestations sociales et les r&#233;gimes de retraites, qui plus est sans aucune n&#233;gociation sociale europ&#233;enne et nationale. &#187; .&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon cette organisation professionnelle, la r&#233;gression sociale entretient la r&#233;cession &#233;conomique, laquelle accroit les in&#233;galit&#233;s. Une spirale sans fin, dont les principales victimes sont les salari&#233;s et les &#233;tats, du fait de la baisse induite des ressources fiscales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La CES d&#233;plore &#233;galement que, &lt;i&gt;&#171; Contrairement aux banques, les gouvernements de la zone euro ne disposent pas de &#171; pr&#234;teur de dernier ressort &#187; pour mettre fin au comportement gr&#233;gaire irrationnel, mais auto-r&#233;alisateur du secteur financier. &#187;&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb78' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. cit. D&#233;claration de la CES, janvier 2012, &#167;4' id='nh78'&gt;78&lt;/a&gt;] Il est vrai que les pays europ&#233;ens se mettent ainsi volontairement sous la subordination des march&#233;s financiers et des entreprises [&lt;a href='#nb79' class='spip_note' rel='footnote' title='ARDINAT (G), &#171; La comp&#233;titivit&#233;, un mythe en vogue &#187;, Le Monde diplomatique, (...)' id='nh79'&gt;79&lt;/a&gt;] et d&#233;laissent leurs fonctions protectrices vis-&#224;-vis de leurs populations par le sacrifice progressif des garanties sociales. La CES s'est par ailleurs aper&#231;ue qu' &#171; En outre, la mise en &#339;uvre pratique de ce nouveau trait&#233; pose plusieurs probl&#232;mes. La fa&#231;on dont le d&#233;ficit &#171; structurel &#187; sera d&#233;fini n'est pas claire &#187;. [&lt;a href='#nb80' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. cit ; D&#233;claration de la CES, &#167;6' id='nh80'&gt;80&lt;/a&gt;] Son calcul varie effectivement selon les instances :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le d&#233;ficit structurel fran&#231;ais pour l'ann&#233;e 2011 a &#233;t&#233; &#233;valu&#233; &#224; 4,1% par la Commission europ&#233;enne, mais seulement &#224; 3,7% par Bercy et &#224; 3, 4% par le FMI. Soit, entre les &#233;valuations extr&#234;mes, une diff&#233;rence extr&#234;me de 14 milliards ! Du coup, l'&#233;conomiste Daniel Cohen r&#233;clame la cr&#233;ation d'une autorit&#233; indiscutable pour calculer le d&#233;ficit structurel. &#187;&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb81' class='spip_note' rel='footnote' title='H.M &#171; L'adieu aux 3% &#187;, Le Canard encha&#238;n&#233; &#187;, 27/02/2013, p.3' id='nh81'&gt;81&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La notion m&#234;me de PIB est controvers&#233;e. D&#233;fini comme &#233;tant la somme des valeurs ajout&#233;es r&#233;alis&#233;es &#224; l'int&#233;rieur d'un pays par l'ensemble des branches d'activit&#233;, il ne tient pas compte de facteurs plus difficilement mesurables tels que l'environnement, le travail non r&#233;mun&#233;r&#233;, le b&#233;n&#233;volat, l'&#233;ducation, les in&#233;galit&#233;s sociales&#8230; [&lt;a href='#nb82' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Les limites du produit int&#233;rieur brut &#187;, La Toupie, http://www.toupie.org/Diction' id='nh82'&gt;82&lt;/a&gt;] . Au surplus, le respect du double crit&#232;re de dette publique inf&#233;rieure &#224; 60% du PIB [&lt;a href='#nb83' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. Cit., &#171; Quelles politiques &#233;conomiques de gauche &#187;, p.92-93' id='nh83'&gt;83&lt;/a&gt;]et d&#233;ficit budg&#233;taire inf&#233;rieur &#224; 3% du PIB, d&#233;j&#224; d&#233;fini par le Trait&#233; de Maastricht, n'est pas forc&#233;ment un signe de bonne sant&#233; financi&#232;re. A titre d'exemple, l'Espagne et l'Irlande &#233;taient en exc&#233;dent budg&#233;taire en 2007 et leur dette publique &#233;tait nettement inf&#233;rieure &#224; 60% du PIB. La dette irlandaise atteint aujourd'hui 32% du PIB, le ch&#244;mage avoisine les 15% de la population active et le PIB a recul&#233; de 17%. [&lt;a href='#nb84' class='spip_note' rel='footnote' title='ALBERT (E), &#171; Le bilan du monde &#187;, Le monde, ed. 2013, p.121' id='nh84'&gt;84&lt;/a&gt;] L'Espagne, pour sa part, est confront&#233;e &#224; un taux de ch&#244;mage de 26, 2% de la population active et subit une croissance n&#233;gative. Le d&#233;ficit atteint 8,9% du PIB. A l'inverse, la dette du Japon, tr&#232;s &#233;lev&#233;e, est &lt;i&gt;&#171; parfaitement soutenable &#187;&lt;/i&gt;. [&lt;a href='#nb85' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., MOREL (S), p.118' id='nh85'&gt;85&lt;/a&gt;] La crise de 2008 a d&#233;montr&#233; l'inefficience de ces crit&#232;res. Pourtant, ils sont repris &#224; l'identique par le Trait&#233; sur la stabilit&#233;, la coop&#233;ration et la gouvernance.au sein de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, des &#233;conomistes commencent &#224; remettre en cause la sacralisation de l'aust&#233;rit&#233;. Ils s'aper&#231;oivent que :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La comp&#233;titivit&#233; de ces pays s'am&#233;liore. Mais le prix &#224; payer est tr&#232;s lourd. Tellement lourd que la n&#233;cessit&#233; d'une pause commence &#224; se faire jour. Les populations soumises &#224; ce r&#233;gime la r&#233;clament &#224; cor et &#224; cri, certains &#233;conomistes estiment qu'il est plus que temps de desserrer l'&#233;treinte et le tr&#232;s orthodoxe FMI a lui-m&#234;me reconnu que trop de rigueur budg&#233;taire appliqu&#233;e sur une courte p&#233;riode avait un effet r&#233;cessif dont il avait sous-estim&#233; l'ampleur &#187;.&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb86' class='spip_note' rel='footnote' title='VIDAL (F), &#171; Europe : le prix d'une confiance durable, Les Echos, 28 janvier (...)' id='nh86'&gt;86&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &#233;conomistes rejoignent les syndicalistes dans leurs analyses des effets de la rigueur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Conf&#233;d&#233;ration Internationale des Syndicats (CSI), elle aussi, a &#233;t&#233; amen&#233;e &#224; se prononcer sur ce sujet, &#224; propos de la Gr&#232;ce : &lt;i&gt;&#171; Sharan Burrow, secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale de la CSI, a dit : &#171; Cela suffit ! Les politiques malavis&#233;es et ill&#233;gales de la Tro&#239;ka sont en train de provoquer des d&#233;g&#226;ts sociaux et &#233;conomiques qui affecteront une g&#233;n&#233;ration enti&#232;re sur le long terme. &#187;&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb87' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; La CSI condamne la derni&#232;re attaque contre les droits des travailleurs et (...)' id='nh87'&gt;87&lt;/a&gt;] Les dispositions du trait&#233; sont aggrav&#233;es par leur caract&#232;re contraignant et permanent, qui ne permet, &#224; priori, aucune adaptation au contexte socio-&#233;conomique. Les faits cr&#233;dibilisent les critiques. &lt;i&gt;&#171; La croissance et la prosp&#233;rit&#233; que devait apporter la construction europ&#233;enne ont c&#233;d&#233; la place &#224; la pauvret&#233; et au ch&#244;mage. L'interdiction de l'investissement public, soumise &#224; contr&#244;le strict pouvant aboutir &#224; des sanctions automatiques, freine la cr&#233;ation de richesses et, partant, d'emplois.&quot;&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb88' class='spip_note' rel='footnote' title='BOCQUET (A), CHASSAIGNE (A), &#171; Dire non au trait&#233; budg&#233;taire, ce n'est pas (...)' id='nh88'&gt;88&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La mauvaise sant&#233; &#233;conomique et sociale actuelle de l'Union europ&#233;enne donne, pour l'instant, raison aux d&#233;tracteurs du TSCG.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une autre d&#233;marche est-elle n&#233;anmoins possible ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;B) Une d&#233;marche constructive : le contrat social europ&#233;en&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;but juin 2012, apr&#232;s un &#233;tat des lieux pessimiste de la situation sociale, politique et &#233;conomique de l'Union, qui affaiblit le mod&#232;le social europ&#233;en, la CES a propos&#233; la conclusion d' &lt;i&gt;&#171; un contrat social pour l'Europe &#187;&lt;/i&gt;. [&lt;a href='#nb89' class='spip_note' rel='footnote' title='R&#233;solution de la CES adopt&#233;e lors de la r&#233;union du Comit&#233; ex&#233;cutif des 5-6 juin (...)' id='nh89'&gt;89&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La premi&#232;re des mesures propos&#233;es consiste &#224; asseoir la priorit&#233; des &lt;i&gt;&#171; droits sociaux fondamentaux &#187;&lt;/i&gt; sur les libert&#233;s &#233;conomiques. Cette affirmation fait suite &#224; l'inqui&#233;tude de la Conf&#233;d&#233;ration quant &#224; la cons&#233;cration par la Cour de justice de l'Union de la supr&#233;matie des libert&#233;s &#233;conomiques, confirm&#233;e par le r&#233;cent projet de r&#232;glement Monti II. Face &#224; un droit fondateur et quasi constitutionnel de la concurrence auxquels sont, pour l'instant, subordonn&#233;s les droits des citoyens, [&lt;a href='#nb90' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. cit. Fondation Copernic, &#171; Changer vraiment &#187;, p. 91' id='nh90'&gt;90&lt;/a&gt;] la CES pr&#244;ne l'adjonction aux trait&#233;s d'un protocole de progr&#232;s social qui formaliserait l'inversion de priorit&#233;. Le chemin para&#238;t long tant le d&#233;s&#233;quilibre est grand. Les jurisprudences faisant r&#233;f&#233;rence aux droits sociaux sont relativement peu nombreuses. Leur retentissement, par contre, est inversement proportionnel &#224; leur nombre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par exemple, en France, l'invocation par le Conseil de prud'hommes de Longjumeau de la convention n&#176;156 de l'OIT, confirm&#233;e in fine par la Cour de cassation, [&lt;a href='#nb91' class='spip_note' rel='footnote' title='CHAPUIS (M), &#171; Droit du travail : des apports du droit europ&#233;en et (...)' id='nh91'&gt;91&lt;/a&gt;] a provoqu&#233; l'abrogation de la loi instaurant le contrat nouvelle embauche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques ann&#233;es plus tard, le 29 juin 2011, la Haute Cour, dans une d&#233;cision remarqu&#233;e dans les milieux syndicaux et juridiques, a invoqu&#233; l'article 31 de la Charte sociale europ&#233;enne, dont l'alin&#233;a 2 stipule : &lt;i&gt;&#171; Tout travailleur a droit &#224; une limitation de la dur&#233;e maximale du travail et &#224; des p&#233;riodes de repos journalier et hebdomadaire, ainsi qu'&#224; une p&#233;riode annuelle de cong&#233;s pay&#233;s. &#187;&lt;/i&gt;. [&lt;a href='#nb92' class='spip_note' rel='footnote' title='Cassation, chambre sociale, arr&#234;t 1656 du 29 juin 2011' id='nh92'&gt;92&lt;/a&gt;] Cet arr&#234;t de principe, rendu peu de temps apr&#232;s une d&#233;cision du Comit&#233; europ&#233;en sur le m&#234;me th&#232;me, [&lt;a href='#nb93' class='spip_note' rel='footnote' title='Conf&#233;d&#233;ration fran&#231;aise de l'encadrement CFE-CGC c. France, r&#233;clamation. n&#176; (...)' id='nh93'&gt;93&lt;/a&gt;] a permis de d&#233;limiter les conditions de validit&#233; des conventions de forfait conclues par les cadres, qui g&#233;n&#233;raient de nombreux abus en termes de dur&#233;e du travail. La Cour a d'ailleurs saisi l'occasion de d&#233;rouler un v&#233;ritable catalogue de textes protecteurs : Pr&#233;ambule de la Constitution de 1946, Charte sociale europ&#233;enne, Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux des travailleurs, directive 2003/88, Charte des droits fondamentaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'agissait- il d'une incitation implicite &#224; utiliser les normes europ&#233;ennes ? La mise en action r&#233;p&#233;t&#233;e de celles-ci ne renforcera-t-elle pas leur effectivit&#233; ? C'est en tout cas ce que r&#233;clame la CES :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous insistons pour que l'UE et ses &#201;tats membres respectent scrupuleusement les instruments europ&#233;ens et internationaux tels que les conventions de l'OIT, la jurisprudence de la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme et la Charte sociale europ&#233;enne r&#233;vis&#233;e, &#224; laquelle l'Union europ&#233;enne doit adh&#233;rer ainsi qu'&#224; son protocole pr&#233;voyant un syst&#232;me de r&#233;clamations collectives (1995).&quot;&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb94' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. cit., r&#233;solution CES 5 juin2012' id='nh94'&gt;94&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Conf&#233;d&#233;ration, dans une r&#233;solution des 5 et 6 juin 2012 [&lt;a href='#nb95' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Un contrat social pour l'Europe &#187;, R&#233;solution de la CES adopt&#233;e lors de la (...)' id='nh95'&gt;95&lt;/a&gt;] , avait d&#233;j&#224; affirm&#233; l'indispensable pr&#233;pond&#233;rance des droits sociaux sur les libert&#233;s &#233;conomiques, soutenant la compatibilit&#233; de ce principe avec l'esprit de la Charte des droits fondamentaux annex&#233;e au Trait&#233; de Lisbonne [&lt;a href='#nb96' class='spip_note' rel='footnote' title='Charte des droits fondamentaux de l'Union europ&#233;enne, publi&#233;e au JO C 83 du 30 (...)' id='nh96'&gt;96&lt;/a&gt;]. En effet, le pr&#233;ambule estime n&#233;cessaire de : &lt;i&gt;&#171; &#8230;renforcer la protection des droits fondamentaux &#224; la lumi&#232;re&#8230;du progr&#232;s social&#8230;La pr&#233;sente Charte r&#233;affirme&#8230;les droits qui r&#233;sultent notamment&#8230;des Chartes sociales adopt&#233;es par l'Union&#8230;&lt;/i&gt; &#187;. Au surplus, l'article 6, paragraphe 1 du TUE reconna&#238;t &#224; la Charte la valeur juridique d'un trait&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est pas non plus par hasard que la CES invoque la proc&#233;dure de r&#233;clamations collectives. Depuis l'introduction de cette proc&#233;dure, la jurisprudence du Comit&#233; europ&#233;en des droits sociaux, charg&#233; du contr&#244;le du respect des dispositions de la Charte sociale europ&#233;enne, s'&#233;toffe, dans un sens favorable aux travailleurs. La Gr&#232;ce notamment, du fait de sa mise sous tutelle &#233;conomique par la signature, en mai 2010, d'un accord lui imposant l'aust&#233;rit&#233; en &#233;change d'un sauvetage financier, a pris plusieurs mesures de d&#233;r&#233;glementation sociale. Les syndicats grecs ont r&#233;agi par la saisine du Comit&#233;, lequel a affirm&#233; que :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La crise &#233;conomique ne doit pas se traduire par une baisse de la protection des droits reconnus par la Charte. Les gouvernements se doivent d&#232;s lors de prendre toutes les mesures n&#233;cessaires pour faire en sorte que ces droits soient effectivement garantis au moment o&#249; le besoin de protection se fait le plus sentir &#187; et qu' &#171; une plus grande flexibilit&#233; dans le travail pour lutter contre le ch&#244;mage ne peut pas conduire &#224; priver de larges cat&#233;gories de salari&#233;s [&#8230;] de leurs droits fondamentaux en mati&#232;re de travail, contre l'arbitraire de l'employeur ou les al&#233;as de la conjoncture &#187;.&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb97' class='spip_note' rel='footnote' title='Op. cit. , NIVARD &#169; &#8230;' id='nh97'&gt;97&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Les conclusions du comit&#233; &#233;clairent le sens de la proclamation de la CES, qui a compris l'int&#233;r&#234;t de ce type de d&#233;cisions par l'influence qu'elles peuvent avoir sur les orientations d&#233;finies par les institutions europ&#233;ennes. Cette prise de conscience s'est exprim&#233;e &#224; l'occasion du cinquanti&#232;me anniversaire de la Charte sociale :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La Charte sociale europ&#233;enne (CSE) a, depuis son adoption par le Conseil de l'Europe le 18 octobre 1961, contribu&#233; &#224; l'am&#233;lioration des conditions de travail et de vie des citoyens europ&#233;ens. Elle repr&#233;sente l'un des derniers garde-fous assurant la protection des travailleurs et des citoyens, en particulier des plus vuln&#233;rables. La charte a &#233;t&#233; le premier document social international &#224; reconna&#238;tre explicitement le droit de gr&#232;ve ; elle a &#233;galement &#233;t&#233; porteuse d'innovations en mati&#232;re de droits du travail, de conditions de travail et de r&#233;mun&#233;ration, pour ne citer que quelques-uns des 19 droits sociaux qu'elle garantit. Tous ces droits doivent &#234;tre pleinement respect&#233;s et mis en &#339;uvre de mani&#232;re efficace. &#187;&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb98' class='spip_note' rel='footnote' title='D&#233;claration de la CES sur le 50e anniversaire de la Charte sociale (...)' id='nh98'&gt;98&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La notion de &#171; derniers garde-fous &#187; retient particuli&#232;rement l'attention. Traditionnellement, les organisations professionnelles de salari&#233;s, pour obtenir satisfaction de leurs revendications, utilisaient une d&#233;marche collective, par voie de manifestations et mouvements sociaux d&#233;bouchant sur des n&#233;gociations avec les employeurs. Il n'&#233;tait pas rare que celles-ci aboutissent dans un sens favorable aux travailleurs. En p&#233;riode de crise, caract&#233;ris&#233;e par une restriction des droits sociaux, c'est d&#233;sormais la voie juridique qui est consid&#233;r&#233;e seule porteuse d'espoir. C'est pourquoi la CES insiste sur l'adjonction d'un protocole de progr&#232;s social aux trait&#233;s europ&#233;ens. Son analyse repose sur le postulat que seul le respect effectif des droits sociaux garantis par les textes permettra de r&#233;soudre les difficult&#233;s &#233;conomiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, la CES affirme son attachement &#224; une r&#233;elle effectivit&#233; des n&#233;gociations collectives dans la d&#233;termination des conditions de travail, des salaires, de la protection sociale. Elle pr&#233;conise &#233;galement une gouvernance &#233;conomique diff&#233;rente, par l'investissement et la r&#233;gulation du secteur financier. La d&#233;marche inverse, actuellement adopt&#233;e par les institutions europ&#233;ennes ne produisant, pour l'heure, aucune am&#233;lioration de la situation &#233;conomique, il ne semble pas absurde de suivre la conf&#233;d&#233;ration dans son raisonnement. En effet, la construction &#233;conomique et politique de l'Europe est-elle p&#233;renne sans volet social ? N'est-il pas temps de s'en pr&#233;occuper ? Il est plus que jamais n&#233;cessaire de faire entendre la voix des travailleurs pour redresser une Europe martyris&#233;e par des politiques inefficaces &#233;manant d'institutions d&#233;pourvues de toute l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] SEGOL (B), &lt;a href='http://www.etuc.org/a/11037' class='spip_out'&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale de la Conf&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne des Syndicats (CES), au congr&#232;s de la CGT, 20 mars 2013&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Europa, glossaire, &#171; d&#233;ficit d&#233;mocratique &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] DUPONT (S), &#171; La crise creuse un peu plus le foss&#233; entre les Fran&#231;ais et Bruxelles &#187;, &lt;i&gt;Les Echos&lt;/i&gt;, 04 f&#233;vrier 2013, p. 07&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] GRIGORIOU (P), &#171; Le laboratoire grec &#187;, &lt;i&gt;Le Monde diplomatique&lt;/i&gt;, f&#233;vrier 2013, pp 7-11&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] MEVEL (JJ), &#171; L'UE presse Cameron de changer de ton &#187;, &lt;a href='http://www.lefigaro.fr/international/2013/01/09/01003-20130109ARTFIG00641-l-ue-presse-cameron-de-changer-de-ton.php' class='spip_out'&gt;Le Figaro, 10 janvier 2013&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;a href='http://european-council.europa.eu/media/639232/08_-_tscg.fr.12.pdf' class='spip_out'&gt;TRAIT&#201; SUR LA STABILIT&#201;, LA COORDINATION ET LA GOUVERNANCE AU SEIN DE L'UNION &#201;CONOMIQUE ET MON&#201;TAIRE, sign&#233; le 02 mars 2012, entr&#233; en vigueur le 1er janvier 2013&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh7' id='nb7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;] JENNAR (RM), &#171; Trait&#233; flou, cons&#233;quences limpides &#187;&lt;i&gt;Le monde diplomatique&lt;/i&gt;, octobre 2012, p. 4&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh8' id='nb8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;] JENAR (RM), &#171; &lt;a href='http://www.monde-diplomatique.fr/2012/06/JENNAR/47850#nh1' class='spip_out'&gt;Deux trait&#233;s pour un coup d'&#233;tat europ&#233;en &#187;, &lt;i&gt;Le monde diplomatique&lt;/i&gt;, juin 2012&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh9' id='nb9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='footnote'&gt;9&lt;/a&gt;] &#171; Pour une Europe sociale &#187;, &lt;i&gt;&lt;a href='http://www.cgt.fr/IMG/pdf/BochUE.pdf' class='spip_out'&gt;La Nouvelle Vie Ouvri&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh10' id='nb10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='footnote'&gt;10&lt;/a&gt;] Pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne Barroso : &quot;&lt;a href='http://www.eu-un.europa.eu/articles/fr/article_13119_fr.htm' class='spip_out'&gt;Le futur de l'Union europ&#233;enne&quot;, &lt;i&gt;Europa&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 05 f&#233;vrier 2013.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh11' id='nb11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='footnote'&gt;11&lt;/a&gt;] Commission europ&#233;enne, &lt;a href='http://ec.europa.eu/news/eu_explained/111212_fr.htm' class='spip_out'&gt;&#171; &lt;i&gt; Vers plus de discipline, d'int&#233;gration et de convergence&lt;/i&gt; &#187;&lt;/a&gt;, 12/12/2011&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh12' id='nb12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='footnote'&gt;12&lt;/a&gt;] Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats, D&#233;claration sur le &#171; &lt;i&gt; Trait&#233; sur la stabilit&#233;, la coordination et la gouvernance dans l'union &#233;conomique et mon&#233;taire&lt;/i&gt; &#187;, adopt&#233;e par le Comit&#233; de direction le 25 janvier 2012&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh13' id='nb13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='footnote'&gt;13&lt;/a&gt;] ZARKA (JC), &#171; Le trait&#233; sur la stabilit&#233;, la coordination et la gouvernance dans l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire (TSCG) &#187;, Recueil Dalloz, 05 avril 2012, p. 893&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh14' id='nb14' class='spip_note' title='Notes 14' rev='footnote'&gt;14&lt;/a&gt;] TUSSEAU (G), &#171; Le pacte de stabilit&#233; devant les juridictions constitutionnelles &#187;, RFDA, 07 janvier 2013 p. 1058&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh15' id='nb15' class='spip_note' title='Notes 15' rev='footnote'&gt;15&lt;/a&gt;] OLIVA (E), &#171; Le pacte de stabilit&#233; devant les juridictions constitutionnelles &#187;, RFDA, 07 janvier 2013, p. 1043&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh16' id='nb16' class='spip_note' title='Notes 16' rev='footnote'&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;a href='http://www.etuc.org/a/10023' class='spip_out'&gt;R&#233;solution de la CES adopt&#233;e lors de la r&#233;union du Comit&#233; ex&#233;cutif des 5-6 juin 2012, &#171; Un contrat social pour l'Europe &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh17' id='nb17' class='spip_note' title='Notes 17' rev='footnote'&gt;17&lt;/a&gt;] MOUSSY (P), &#171; L'ANI du 11 janvier 2013 : un accord sign&#233; par les &#171; chiens de garde &#187; de la flexibilit&#233; &#187;, &lt;i&gt;Chronique ouvri&#232;re, annexe 1,&lt;/i&gt; &lt;a href='http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article694' class='spip_out'&gt;http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article694&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh18' id='nb18' class='spip_note' title='Notes 18' rev='footnote'&gt;18&lt;/a&gt;] GUEDE (C), &#171; Les derni&#232;res fourberies de Sapin &#187;, &lt;i&gt;Le Canard encha&#238;n&#233;,&lt;/i&gt; 06 mars 2013, p 3&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh19' id='nb19' class='spip_note' title='Notes 19' rev='footnote'&gt;19&lt;/a&gt;] L@ lettre de l'UGICT/CGT, n&#176; 432, semaine du 11 au 17 f&#233;vrier 2013, &lt;a href='http://www.ugict.cgt.fr/joomla/dmdocuments/lettre432.pdf' class='spip_out'&gt;http://www.ugict.cgt.fr/joomla/dmdocuments/lettre432.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh20' id='nb20' class='spip_note' title='Notes 20' rev='footnote'&gt;20&lt;/a&gt;] R&#233;action de d&#233;put&#233;s europ&#233;ens du Front de Gauche sur le rapport Gauzes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh21' id='nb21' class='spip_note' title='Notes 21' rev='footnote'&gt;21&lt;/a&gt;] &#171; Pour une Europe sociale &#187;, &lt;i&gt;La Nouvelle Vie Ouvri&#232;re&lt;/i&gt; p. 4, &lt;a href='http://www.cgt.fr/IMG/pdf/BrochUE.pdf' class='spip_out'&gt;http://www.cgt.fr/IMG/pdf/BrochUE.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh22' id='nb22' class='spip_note' title='Notes 22' rev='footnote'&gt;22&lt;/a&gt;] Op. cit. JENNAR (RM), &#171; Trait&#233; flou, cons&#233;quences limpides &#187;&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh23' id='nb23' class='spip_note' title='Notes 23' rev='footnote'&gt;23&lt;/a&gt;] NIVARD (C), &#171; Comit&#233; europ&#233;en des droits sociaux (CEDS) : Violation de la Charte sociale europ&#233;enne par les mesures &#171; anti-crise &#187; grecques &#187; &lt;i&gt;La Revue des Droits de l'Homme&lt;/i&gt;, 15 novembre 2012, &lt;a href='http://revdh.org/2012/11/15/ceds-charte-sociale-europeenne-mesures-anti-crise-grecques/' class='spip_out'&gt;http://revdh.org/2012/11/15/ceds-charte-sociale-europeenne-mesures-anti-crise-grecques/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh24' id='nb24' class='spip_note' title='Notes 24' rev='footnote'&gt;24&lt;/a&gt;] D&#233;claration de la CES, Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats, du 26 octobre 2012 : &#171; &lt;i&gt; Le Conseil de l'Europe condamne &#224; juste titre les r&#233;formes du droit du travail en Gr&#232;ce&lt;/i&gt; &#187;, &lt;a href='http://networkedblogs.com/DXO26' class='spip_out'&gt;http://networkedblogs.com/DXO26&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh25' id='nb25' class='spip_note' title='Notes 25' rev='footnote'&gt;25&lt;/a&gt;] DELOIRE &#169;, DUBOIS &#169;, &#171; L'avenir de l'Europe se discute &#224; huis clos &#187;, &lt;i&gt;Le monde diplomatique&lt;/i&gt;, septembre 2012, p. 6&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh26' id='nb26' class='spip_note' title='Notes 26' rev='footnote'&gt;26&lt;/a&gt;] LIBERTI (F), &#171; Le Conseil de l'Europe, outil n&#233;glig&#233; &#187;, &lt;i&gt;Le Monde diplomatique&lt;/i&gt;, suppl&#233;ment d&#233;mocratie, p. I, septembre 202&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh27' id='nb27' class='spip_note' title='Notes 27' rev='footnote'&gt;27&lt;/a&gt;] Op. cit. , d&#233;claration de la CES du 25 janvier 2012, point 4&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh28' id='nb28' class='spip_note' title='Notes 28' rev='footnote'&gt;28&lt;/a&gt;] Charte sociale europ&#233;enne r&#233;vis&#233;e, ouverte &#224; la signature le 03 mai 1996, entr&#233;e en vigueur le 1er juillet 1999&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh29' id='nb29' class='spip_note' title='Notes 29' rev='footnote'&gt;29&lt;/a&gt;] Communiqu&#233; de la conf&#233;d&#233;ration internationale des syndicats, 5 d&#233;cembre 2012, &lt;a href='http://www.ituc-csi.org/grece-les-mesures-d-austerite-anti /a/9592' class='spip_out'&gt;http://www.ituc-csi.org/grece-les-mesures-d-austerite-anti /a/9592&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh30' id='nb30' class='spip_note' title='Notes 30' rev='footnote'&gt;30&lt;/a&gt;] Communiqu&#233; de l'OIT : &#171; L'OIT demande &#224; la Gr&#232;ce de remettre le syst&#232;me de relations de travail en conformit&#233; avec les droits fondamentaux &#187;, 15 novembre 2012, &lt;a href='http://www.ilo.org/brussels/press/press-releases/WCMS_193435/lang--fr/index.htm' class='spip_out'&gt;http://www.ilo.org/brussels/press/press-releases/WCMS_193435/lang&#8212;fr/index.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh31' id='nb31' class='spip_note' title='Notes 31' rev='footnote'&gt;31&lt;/a&gt;] Op. cit., communiqu&#233; de la CSI&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh32' id='nb32' class='spip_note' title='Notes 32' rev='footnote'&gt;32&lt;/a&gt;] Op. cit. , NIVARD (C)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh33' id='nb33' class='spip_note' title='Notes 33' rev='footnote'&gt;33&lt;/a&gt;] Protocole &#224; la Charte sociale europ&#233;enne, sign&#233; le 05 mai 1988, entr&#233; en vigueur en 1992&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh34' id='nb34' class='spip_note' title='Notes 34' rev='footnote'&gt;34&lt;/a&gt;] D&#233;claration de Commission ex&#233;cutive conf&#233;d&#233;rale CGT, &#171; Trait&#233; europ&#233;en, pour une Europe vraiment sociale, 07 septembre 2012, &lt;a href='http://www.cgt.fr/Pour-une-Europe-vraiment-sociale.html' class='spip_out'&gt;http://www.cgt.fr/Pour-une-Europe-vraiment-sociale.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh35' id='nb35' class='spip_note' title='Notes 35' rev='footnote'&gt;35&lt;/a&gt;] Op. cit. , d&#233;claration de la CES janvier 2012, point 4&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh36' id='nb36' class='spip_note' title='Notes 36' rev='footnote'&gt;36&lt;/a&gt;] TFUE, troisi&#232;me partie, titre2, p.78-82&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh37' id='nb37' class='spip_note' title='Notes 37' rev='footnote'&gt;37&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid.,&lt;/i&gt; titre IV, p.83-890&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh38' id='nb38' class='spip_note' title='Notes 38' rev='footnote'&gt;38&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid.,&lt;/i&gt; titre VII, P. 105-109&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh39' id='nb39' class='spip_note' title='Notes 39' rev='footnote'&gt;39&lt;/a&gt;] Pr&#233;ambule de la Constitution du 27 octobre 1946 : &#171; Le droit de gr&#232;ve s'exerce dans le cadre des lois qui le r&#233;glementent &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh40' id='nb40' class='spip_note' title='Notes 40' rev='footnote'&gt;40&lt;/a&gt;] Proposition de R&#200;GLEMENT DU CONSEIL relatif &#224; l'exercice du droit de mener des actions collectives dans le contexte de la libert&#233; d'&#233;tablissement et de la libre prestation des services (Texte pr&#233;sentant de l'int&#233;r&#234;t pour l'EEE), &lt;i&gt;SWD(2012) 63&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;SWD(2012) 64&lt;/i&gt;, p. 5, &lt;a href='http://www.eurogersinfo.com/pdf/regmonti.pdf' class='spip_out'&gt;http://www.eurogersinfo.com/pdf/regmonti.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh41' id='nb41' class='spip_note' title='Notes 41' rev='footnote'&gt;41&lt;/a&gt;] DOMAGUIL, &#171; La r&#233;glementation europ&#233;enne du droit de gr&#232;ve fait &quot;pschitt&quot; &#187;, &lt;i&gt;Quoi de neuf en Europe, Actualit&#233; de l'union europ&#233;enne et du droit communautaire&lt;/i&gt;, &lt;a href='http://quoideneufeneurope.hautetfort.com/archive/2012/10/08/la-reglementation-europeenne-du-droit-de-greve-fait-pschitt.html' class='spip_out'&gt;http://quoideneufeneurope.hautetfort.com/archive/2012/10/08/la-reglementation-europeenne-du-droit-de-greve-fait-pschitt.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh42' id='nb42' class='spip_note' title='Notes 42' rev='footnote'&gt;42&lt;/a&gt;] Communiqu&#233; de la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats, &#171; La CES se f&#233;licite de la d&#233;cision du retrait du r&#232;glement Monti II &#187;, 12 septembre 2012, &lt;a href='http://www.etuc.org/a/10330' class='spip_out'&gt;http://www.etuc.org/a/10330&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh43' id='nb43' class='spip_note' title='Notes 43' rev='footnote'&gt;43&lt;/a&gt;] D&#233;cision n&#176; 2012-650 DC du 15 mars 2012, &#171; Loi relative &#224; l'organisation du service et &#224; l'information des passagers dans les entreprises de transport a&#233;rien de passagers et &#224; diverses dispositions dans le domaine des transports &#187;,&lt;a href='http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2012/2012-650-dc/decision-n-2012-650-dc-du-15-mars-2012.105010.html' class='spip_out'&gt;http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2012/2012-650-dc/decision-n-2012-650-dc-du-15-mars-2012.105010.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh44' id='nb44' class='spip_note' title='Notes 44' rev='footnote'&gt;44&lt;/a&gt;] CE, Ass. , DEHAENE, 7 juillet 1950, Rec. Lebon p.426&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh45' id='nb45' class='spip_note' title='Notes 45' rev='footnote'&gt;45&lt;/a&gt;] LOI n&#176; 2007-1224 du 21 ao&#251;t 2007 sur le dialogue social et la continuit&#233; du service public dans les transports terrestres r&#233;guliers de voyageurs&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh46' id='nb46' class='spip_note' title='Notes 46' rev='footnote'&gt;46&lt;/a&gt;] LOI n&#176; 2008-790 du 20 ao&#251;t 2008 instituant un droit d'accueil pour les &#233;l&#232;ves des &#233;coles maternelles et &#233;l&#233;mentaires pendant le temps scolaire&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh47' id='nb47' class='spip_note' title='Notes 47' rev='footnote'&gt;47&lt;/a&gt;] LOI n&#176; 2012-375 du 19 mars 2012 relative &#224; l'organisation du service et &#224; l'information des passagers dans les entreprises de transport a&#233;rien de passagers et &#224; diverses dispositions dans le domaine des transports, articles L.114 3, L.1114-4&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh48' id='nb48' class='spip_note' title='Notes 48' rev='footnote'&gt;48&lt;/a&gt;] MOUSSY (P), &#171; Le droit de gr&#232;ve encadr&#233; par le &quot;droit &#224; l'information&quot; pour permettre aux compagnies a&#233;riennes de s&#233;curiser leur taux de profit &#187;, Chronique ouvri&#232;re, 26 mars 2012, &lt;a href='http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article465' class='spip_out'&gt;http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article465&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh49' id='nb49' class='spip_note' title='Notes 49' rev='footnote'&gt;49&lt;/a&gt;] Op. cit., &#171; La CES se f&#233;licite de la d&#233;cision du retrait du r&#232;glement Monti II &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh50' id='nb50' class='spip_note' title='Notes 50' rev='footnote'&gt;50&lt;/a&gt;] CJUE, &lt;i&gt;International Transport Workers' Federation et Finnish Seamen's Union contre Viking Line ABP et O&#220; Viking Line Eesti&lt;/i&gt;, 11 d&#233;cembre 2007, affaire C-438/05, Rec. 2007 p. I-10779&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh51' id='nb51' class='spip_note' title='Notes 51' rev='footnote'&gt;51&lt;/a&gt;] CJUE, &lt;i&gt;Laval un Partneri Ltd contre Svenska Byggnadsarbetaref&#246;rbundet, Svenska Byggnadsarbetaref&#246;rbundets avdelning 1, Byggettan et Svenska Elektrikerf&#246;rbundet&lt;/i&gt;, 18 d&#233;cembre 2007, Affaire C-341/05, Rec. 2007 p. I-11767&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh52' id='nb52' class='spip_note' title='Notes 52' rev='footnote'&gt;52&lt;/a&gt;] GOYET (C), &#171; Arrets Laval et Viking : llibert&#233;s de circulation versus droits sociaux &#187;, Nouvelle Europe, 05 d&#233;cembre 2011, &lt;a href='http://www.nouvelle-europe.eu/viking-et-laval-libertes-de-circulation-versus-droits-sociaux' class='spip_out'&gt;http://www.nouvelle-europe.eu/viking-et-laval-libertes-de-circulation-versus-droits-sociaux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh53' id='nb53' class='spip_note' title='Notes 53' rev='footnote'&gt;53&lt;/a&gt;] Op. cit. , D&#233;claration de la CES du 25 janvier 2012&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh54' id='nb54' class='spip_note' title='Notes 54' rev='footnote'&gt;54&lt;/a&gt;] R&#233;solution de la CES : &#171; Vers une nouvelle dynamique pour les services publics &#187;, 1er juin 2010 &lt;a href='http://www.etuc.org/a/7369#nh1' class='spip_out'&gt;http://www.etuc.org/a/7369#nh1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh55' id='nb55' class='spip_note' title='Notes 55' rev='footnote'&gt;55&lt;/a&gt;] Giudice (G), correspondance de la Commission europ&#233;enne, 26 septembre 2012, &lt;a href='http://www.bastamag.net/IMG/pdf/1_Reponse_de_la_Commission_26092012.pdf' class='spip_out'&gt;http://www.bastamag.net/IMG/pdf/1_Reponse_de_la_Commission_26092012.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh56' id='nb56' class='spip_note' title='Notes 56' rev='footnote'&gt;56&lt;/a&gt;] DAYAN (F), &#171; L'aust&#233;rit&#233; et les restructurations g&#232;lent le service public &#187;, CGT, 13 mars 2013, &lt;a href='http://www.cgtparis.fr/IMG/pdf/communique_CGT_13_MARS.pdf' class='spip_out'&gt;http://www.cgtparis.fr/IMG/pdf/communique_CGT_13_MARS.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh57' id='nb57' class='spip_note' title='Notes 57' rev='footnote'&gt;57&lt;/a&gt;] RIMBERT (P), &#171; Mod&#232;le social chinois au Pir&#233;e &#187;, &lt;i&gt;Le Monde diplomatique&lt;/i&gt;, f&#233;vrier 2013, p.10&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh58' id='nb58' class='spip_note' title='Notes 58' rev='footnote'&gt;58&lt;/a&gt;] Le Monde, &#171; Le syst&#232;me hospitalier britannique &#233;branl&#233; par un scandale &#187;, 07/02/2013, &lt;a href='http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/02/07/le-systeme-hospitalier-britannique-ebranle-par-un-scandale_1828436_3214.html' class='spip_out'&gt;http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/02/07/le-systeme-hospitalier-britannique-ebranle-par-un-scandale_1828436_3214.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh59' id='nb59' class='spip_note' title='Notes 59' rev='footnote'&gt;59&lt;/a&gt;] Op. cit., r&#233;solution de la CES 2010&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh60' id='nb60' class='spip_note' title='Notes 60' rev='footnote'&gt;60&lt;/a&gt;] Cha&#238;ne t&#233;l&#233;visuelle LCP, 14 mars 2013&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh61' id='nb61' class='spip_note' title='Notes 61' rev='footnote'&gt;61&lt;/a&gt;] Cha&#238;ne t&#233;l&#233;visuelle LCP, 14 mars 2013&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh62' id='nb62' class='spip_note' title='Notes 62' rev='footnote'&gt;62&lt;/a&gt;] Op. cit., conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats, janvier 2012, &#167; 3&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh63' id='nb63' class='spip_note' title='Notes 63' rev='footnote'&gt;63&lt;/a&gt;] Op. cit., CES, &#171; Un contrat social pour l'Europe &#187;, juin 2012&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh64' id='nb64' class='spip_note' title='Notes 64' rev='footnote'&gt;64&lt;/a&gt;] Les notes de la Fondation Copernic : &lt;i&gt;&#171; Changer vraiment ! Quelles politiques &#233;conomiques de gauche &#187;&lt;/i&gt;, p. 92 &#8211; 96, ed. Syllepse&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh65' id='nb65' class='spip_note' title='Notes 65' rev='footnote'&gt;65&lt;/a&gt;] RODIER (A), &#171; L'emploi, otage des choix budg&#233;taires &#187;, &lt;i&gt;Le bilan du Monde, p.34-35, &#233;d. 2013&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh66' id='nb66' class='spip_note' title='Notes 66' rev='footnote'&gt;66&lt;/a&gt;] Document de travail des services de la Commission du 30 mai 2012 : &#171; Bilan approfondi pour la France &#233;tabli conform&#233;ment &#224; l'article 5 du r&#232;glement (UE) n&#186; 1176/2011 sur la pr&#233;vention et la correction des d&#233;s&#233;quilibres macro&#233;conomiques &#187;, &lt;a href='http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/nd/idr2012_france_fr.pdf' class='spip_out'&gt;http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/nd/idr2012_france_fr.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh67' id='nb67' class='spip_note' title='Notes 67' rev='footnote'&gt;67&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid., &lt;/i&gt; &#167; 2.3.1 p. 17&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh68' id='nb68' class='spip_note' title='Notes 68' rev='footnote'&gt;68&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid., &lt;/i&gt; p. 18&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh69' id='nb69' class='spip_note' title='Notes 69' rev='footnote'&gt;69&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid., &lt;/i&gt; p.26&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh70' id='nb70' class='spip_note' title='Notes 70' rev='footnote'&gt;70&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid., &lt;/i&gt; P 36&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh71' id='nb71' class='spip_note' title='Notes 71' rev='footnote'&gt;71&lt;/a&gt;] Attac/Fondation Copernic, &#171; En finir avec la comp&#233;titivit&#233;, Le contre-rapport, p. 44-47, &#233;d. Syllepse&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh72' id='nb72' class='spip_note' title='Notes 72' rev='footnote'&gt;72&lt;/a&gt;] Artus (P), &#171; La baisse des salaires dans les pays en difficult&#233; de la zone euro est-elle utile ? &#187;, Natixis, Flash Economie n&#176;289, 18 avril 2012, &lt;a href='http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=63583' class='spip_out'&gt;http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=63583&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh73' id='nb73' class='spip_note' title='Notes 73' rev='footnote'&gt;73&lt;/a&gt;] Op. cit. &lt;i&gt;&#171; Le contre- rapport &#187;&lt;/i&gt;, p.39-45&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh74' id='nb74' class='spip_note' title='Notes 74' rev='footnote'&gt;74&lt;/a&gt;] IRA (K), &#171; Les syndicats fran&#231;ais signent l'accord du constructeur automobile Renault visant &#224; r&#233;duire drastiquement les emplois et les salaires &#187;, World socialist web site, 09 mars 2013, &lt;a href='http://www.wsws.org/fr/articles/2013/mar2013/rena-m09.shtml' class='spip_out'&gt;http://www.wsws.org/fr/articles/2013/mar2013/rena-m09.shtml&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh75' id='nb75' class='spip_note' title='Notes 75' rev='footnote'&gt;75&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Options, mensuel de l'UGICT-CGT,&lt;/i&gt; &#171; L'ANI est contraire au droit international et europ&#233;en &#187;, n&#176;584, p.35&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh76' id='nb76' class='spip_note' title='Notes 76' rev='footnote'&gt;76&lt;/a&gt;] Idem&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh77' id='nb77' class='spip_note' title='Notes 77' rev='footnote'&gt;77&lt;/a&gt;] &#171; Pour une Europe sociale &#187;, &lt;i&gt;La Nouvelle Vie Ouvri&#232;re&lt;/i&gt; p. 4, &lt;a href='http://www.cgt.fr/IMG/pdf/BrochUE.pdf' class='spip_out'&gt;http://www.cgt.fr/IMG/pdf/BrochUE.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh78' id='nb78' class='spip_note' title='Notes 78' rev='footnote'&gt;78&lt;/a&gt;] Op. cit. D&#233;claration de la CES, janvier 2012, &#167;4&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh79' id='nb79' class='spip_note' title='Notes 79' rev='footnote'&gt;79&lt;/a&gt;] ARDINAT (G), &#171; La comp&#233;titivit&#233;, un mythe en vogue &#187;, &lt;i&gt;Le Monde diplomatique&lt;/i&gt;, octobre 2012, p.23&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh80' id='nb80' class='spip_note' title='Notes 80' rev='footnote'&gt;80&lt;/a&gt;] Op. cit ; D&#233;claration de la CES, &#167;6&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh81' id='nb81' class='spip_note' title='Notes 81' rev='footnote'&gt;81&lt;/a&gt;] H.M &#171; L'adieu aux 3% &#187;, &lt;i&gt;Le Canard encha&#238;n&#233; &#187;&lt;/i&gt;, 27/02/2013, p.3&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh82' id='nb82' class='spip_note' title='Notes 82' rev='footnote'&gt;82&lt;/a&gt;] &#171; Les limites du produit int&#233;rieur brut &#187;, &lt;i&gt;La Toupie&lt;/i&gt;, &lt;a href='http://www.toupie.org/Dictionnaire/Pib_limites.htm' class='spip_out'&gt;http://www.toupie.org/Dictionnaire/Pib_limites.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh83' id='nb83' class='spip_note' title='Notes 83' rev='footnote'&gt;83&lt;/a&gt;] Op. Cit.,&lt;i&gt; &#171; Quelles politiques &#233;conomiques de gauche &#187;&lt;/i&gt;, p.92-93&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh84' id='nb84' class='spip_note' title='Notes 84' rev='footnote'&gt;84&lt;/a&gt;] ALBERT (E), &#171; Le bilan du monde &#187;, &lt;i&gt;Le monde, ed. 2013, p.121&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh85' id='nb85' class='spip_note' title='Notes 85' rev='footnote'&gt;85&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid., MOREL (S), p.118&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh86' id='nb86' class='spip_note' title='Notes 86' rev='footnote'&gt;86&lt;/a&gt;] VIDAL (F), &#171; Europe : le prix d'une confiance durable,&lt;i&gt; Les Echos&lt;/i&gt;, 28 janvier 2013, p.9&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh87' id='nb87' class='spip_note' title='Notes 87' rev='footnote'&gt;87&lt;/a&gt;] &#171; La CSI condamne la derni&#232;re attaque contre les droits des travailleurs et travailleuses en Gr&#232;ce &#187;, &lt;a href='http://www.ituc-csi.org/la-csi-condamne-la-derniere?lang=fr' class='spip_out'&gt;http://www.ituc-csi.org/la-csi-condamne-la-derniere?lang=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh88' id='nb88' class='spip_note' title='Notes 88' rev='footnote'&gt;88&lt;/a&gt;] BOCQUET (A), CHASSAIGNE (A), &#171; Dire non au trait&#233; budg&#233;taire, ce n'est pas combattre l'Europe, M Id&#233;es, &lt;a href='http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/10/02/tscg-non-au-traite-de-l-austerite_1768740_3232.html' class='spip_out'&gt;http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/10/02/tscg-non-au-traite-de-l-austerite_1768740_3232.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh89' id='nb89' class='spip_note' title='Notes 89' rev='footnote'&gt;89&lt;/a&gt;] R&#233;solution de la CES adopt&#233;e lors de la r&#233;union du Comit&#233; ex&#233;cutif des 5-6 juin 2012, &#171; Un contrat social pour l'Europe &#187;, &lt;a href='http://www.etuc.org/IMG/pdf/Depliant_contrat_social_def_FR.pdf' class='spip_out'&gt;http://www.etuc.org/IMG/pdf/Depliant_contrat_social_def_FR.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh90' id='nb90' class='spip_note' title='Notes 90' rev='footnote'&gt;90&lt;/a&gt;] Op. cit. &lt;i&gt;Fondation Copernic,&lt;/i&gt; &#171; Changer vraiment &#187;, p. 91&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh91' id='nb91' class='spip_note' title='Notes 91' rev='footnote'&gt;91&lt;/a&gt;] CHAPUIS (M), &#171; Droit du travail : des apports du droit europ&#233;en et international &#187;, &lt;i&gt;OPTIONS&lt;/i&gt; n&#176; 583, janvier 2013 Cassation, chambre sociale, arr&#234;t 1210 du 1er juillet 2008&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh92' id='nb92' class='spip_note' title='Notes 92' rev='footnote'&gt;92&lt;/a&gt;] Cassation, chambre sociale, arr&#234;t 1656 du 29 juin 2011&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh93' id='nb93' class='spip_note' title='Notes 93' rev='footnote'&gt;93&lt;/a&gt;] Conf&#233;d&#233;ration fran&#231;aise de l'encadrement CFE-CGC c. France, r&#233;clamation. n&#176; 56/2009, 23 janvier 2010 et r&#233;clamation n&#176; 55/2009 CGT c. France, m&#234;me date&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh94' id='nb94' class='spip_note' title='Notes 94' rev='footnote'&gt;94&lt;/a&gt;] Op. cit., r&#233;solution CES 5 juin2012&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh95' id='nb95' class='spip_note' title='Notes 95' rev='footnote'&gt;95&lt;/a&gt;] &#171; Un contrat social pour l'Europe &#187;, R&#233;solution de la CES adopt&#233;e lors de la r&#233;union du Comit&#233; ex&#233;cutif des 5-6 juin 2012, &lt;a href='http://www.etuc.org/a/10023' class='spip_out'&gt;http://www.etuc.org/a/10023&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh96' id='nb96' class='spip_note' title='Notes 96' rev='footnote'&gt;96&lt;/a&gt;] Charte des droits fondamentaux de l'Union europ&#233;enne, publi&#233;e au JO C 83 du 30 mars 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh97' id='nb97' class='spip_note' title='Notes 97' rev='footnote'&gt;97&lt;/a&gt;] Op. cit. , NIVARD &#169; &#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh98' id='nb98' class='spip_note' title='Notes 98' rev='footnote'&gt;98&lt;/a&gt;] D&#233;claration de la CES sur le 50e anniversaire de la Charte sociale europ&#233;enne, 19, 20 octobre 2001, &lt;a href='http://www.etuc.org/a/9151' class='spip_out'&gt;http://www.etuc.org/a/9151&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'imagination d&#233;bordante des exploiteurs de sans-papiers remis&#233;e au placard</title>
		<link>http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article726</link>
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		<dc:date>2013-05-27T08:43:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude LEVY</dc:creator>



		<description>Il s'est trouv&#233; un employeur d'un secteur, celui des entreprises de s&#233;curit&#233;, gros consommateur d'infractions en tous genres au droit du travail, pour r&#233;clamer &#224; un travailleur sans papiers des dommages et int&#233;r&#234;ts pour pr&#233;judice subi par les soup&#231;ons de travail dissimul&#233; dont il avait &#233;t&#233; accus&#233; ! Il s'est trouv&#233; une Cour d'appel pour suivre ce raisonnement scandaleux fort heureusement balay&#233; par la Cour de cassation dans un arr&#234;t publi&#233; du 13 f&#233;vrier 2013 n&#176;11-23920 plus riche d'enseignements que ce qu'il (...)

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&lt;a href="http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?rubrique22" rel="directory"&gt;Droits des sans-papiers&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il s'est trouv&#233; un employeur d'un secteur, celui des entreprises de s&#233;curit&#233;, gros consommateur d'infractions en tous genres au droit du travail, pour r&#233;clamer &#224; un travailleur sans papiers des dommages et int&#233;r&#234;ts pour pr&#233;judice subi par les soup&#231;ons de travail dissimul&#233; dont il avait &#233;t&#233; accus&#233; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'est trouv&#233; une Cour d'appel pour suivre ce raisonnement scandaleux fort heureusement balay&#233; par la Cour de cassation dans un arr&#234;t publi&#233; du 13 f&#233;vrier 2013 n&#176;11-23920 plus riche d'enseignements que ce qu'il laisse appara&#238;tre de prime abord.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout d'abord la haute Cour rappelle que m&#234;me si le salari&#233; est dans l'impossibilit&#233; du fait de son d&#233;faut de titre de travail d'ex&#233;cuter son pr&#233;avis il peut pr&#233;tendre aux indemnit&#233;s vis&#233;es &#224; l'article L 341-6-1 du code du travail, devenu L8252-2, notamment &#224; celles &#233;quivalente au pr&#233;avis et &#224; l'indemnit&#233; de licenciement, si elles sont au total sup&#233;rieures &#224; l'indemnit&#233; de rupture forfaitaire anciennement d'un mois de salaire, dor&#233;navant fix&#233;e &#224; 3 mois de salaires depuis la loi 2011-672 du 16 juin 2011.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est une confirmation de jurisprudence (voir notamment arr&#234;ts du 28 septembre 2011 n&#176;09-70543, 29 janvier 2008 n&#176; 06-44983, 12 mars 2002 n&#176;99-44316).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sauf dispositions conventionnelles plus favorables, sont dor&#233;navant concern&#233;s les travailleurs sans papiers ayant plus de 5 ann&#233;es d'anciennet&#233; (2 mois de pr&#233;avis et l'&#233;quivalent de l'indemnit&#233; l&#233;gale de licenciement d'1/5 de mois par ann&#233;e d'anciennet&#233;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour tous ceux ayant moins de 5 ann&#233;es d'anciennet&#233; l'indemnit&#233; forfaitaire de 3 mois, sauf conventions plus favorables, sera plus avantageuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce droit n'est pas r&#233;serv&#233; aux seuls cas o&#249; l'employeur avait connaissance de la situation irr&#233;guli&#232;re du travailleur &#233;tranger. Dans un arr&#234;t du 26 juin 2008 n&#176; 07-40434 il a &#233;t&#233; rappel&#233; que :
&lt;i&gt;&#171; Attendu que, pour d&#233;bouter les salari&#233;s de leurs demandes d'indemnit&#233; de pr&#233;avis et d'indemnit&#233; de licenciement, la cour d'appel, apr&#232;s avoir constat&#233; que la lettre de licenciement invoquait comme motif de rupture la situation irr&#233;guli&#232;re des int&#233;ress&#233;s, a retenu que &lt;strong&gt;l'employeur ayant embauch&#233; les salari&#233;s dans l'ignorance de la falsification des cartes de r&#233;sident pr&#233;sent&#233;es par ces derniers&lt;/strong&gt;, les dispositions de l'article L. 341- 6- 1 du code du travail ne trouvaient pas &#224; s'appliquer ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'en statuant ainsi, &lt;strong&gt;&lt;U&gt;en ajoutant une condition suppl&#233;mentaire&lt;/U&gt;&lt;/strong&gt; pour l'application du r&#233;gime mis en place par l'article L. 341-6-1 du code du travail, que ce texte n'exigeait pas, le conseil de prud'hommes a viol&#233;, par fausse application, le texte susvis&#233; ; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant une restriction fort dommageable et contestable &#224; l'octroi des indemnit&#233;s &#233;quivalentes au pr&#233;avis et &#224; l'indemnit&#233; de licenciement a &#233;t&#233; implicitement &#233;dict&#233;e par la Cour de cassation dans le cas o&#249; l'employeur invoquerait pour le licenciement la production, &#224; son insu, d'un faux titre de s&#233;jour pour &#234;tre embauch&#233; (Cassation sociale 4 juillet 2012 n&#176;11-18840).
Cette d&#233;cision va &#224; l'encontre du texte m&#234;me de l'article L8252-2 du code du travail qui n'&#233;dicte pas une telle restriction &#224; l'ouverture de ce doit &#224; l'&#233;quivalent des indemnit&#233;s de rupture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est pas parce qu'il est interdit selon l'article L8251-1 du code du travail d'embaucher ou de conserver &#224; son service un &#233;tranger non muni d'une autorisation de travail que pour autant il n'a pas droit en cas de rupture de son contrat aux indemnit&#233;s &#233;quivalentes &#224; celles de rupture vis&#233;es &#224; l'article L8252-2 du code du travail !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est quand m&#234;me pas &#171; extraordinaire &#187; de payer &#224; un salari&#233; exploit&#233; dans ces conditions durant plusieurs ann&#233;es l'&#233;quivalent de ses indemnit&#233;s de rupture !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il faut donc r&#233;sister &#224; cet arr&#234;t du 4 juillet 2012 et continuer &#224; soutenir une application litt&#233;rale de l'article L8252-2 du code du travail.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour tous les cas o&#249; l'employeur &#233;tait inform&#233; de cette situation irr&#233;guli&#232;re et n'a pas r&#233;agi se rapporter aux articles pr&#233;c&#233;dents de ce pr&#233;sent Site Internet &lt;i&gt;(ex&#233;cution et rupture d'un contrat de travail d'un travailleur sans papiers, travailleurs sans papiers mais pas sans droits).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;U&gt;Le deuxi&#232;me enseignement de cet arr&#234;t du 13 f&#233;vrier 2013 stoppe nette la th&#233;orie de l'intention de nuire du salari&#233; plac&#233; dans une telle situation.&lt;/U&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Vu le principe selon lequel la responsabilit&#233; p&#233;cuniaire d'un salari&#233; &#224; l'&#233;gard de son employeur ne peut r&#233;sulter que de sa faute lourde ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Attendu que pour condamner le salari&#233; au paiement d'une somme en r&#233;paration du pr&#233;judice subi par l'employeur, l'arr&#234;t retient que M. X... ne conteste pas avoir d&#233;lib&#233;r&#233;ment tromp&#233; l'employeur sur son identit&#233; et sa situation sur le territoire fran&#231;ais et que son attitude a caus&#233; un pr&#233;judice certain &#224; l'employeur qui, d'une part, a &#233;t&#233; soup&#231;onn&#233; de travail dissimul&#233; et, d'autre part, a subi les r&#233;percussions de l'interpellation d'un de ses agents de s&#233;curit&#233; chez un client ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'en statuant ainsi, sans caract&#233;riser une faute lourde du salari&#233;, la cour d'appel a viol&#233; le principe susvis&#233; ; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;O&#249; se trouverait dans une telle situation l'intention de nuire &#224; l'employeur du salari&#233;, qui doit bien pouvoir subvenir &#224; ses besoins &#233;l&#233;mentaires et &#224; ceux de sa famille et n'a bien souvent pas choisi de venir travailler en France dans un tel secteur d'activit&#233; pour le plaisir !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un juge d'instance qui constate l'absence de mise en place des IRP ou une in&#233;galit&#233; de traitement entre organisations syndicales, doit contraindre l'employeur &#224; remplir ses obligations sous astreinte et allouer des DI aux organisations et aux salari&#233;s qui le demandent</title>
		<link>http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article724</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article724</guid>
		<dc:date>2013-05-21T12:29:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain HINOT</dc:creator>



		<description>Cass Soc. Le 15 mai 2013.pdf Par un 1er jugement du 8 mars 2011, le tribunal d'instance de Puteaux annulait le premier tour des &#233;lections professionnelles au sein de la soci&#233;t&#233; Avenance et par un arr&#234;t du 11 janvier 2012 (n&#176; 11-14292 PB), la Cour de cassation rejetait le pourvoi form&#233; par l'employeur. Tout en appelant que le tribunal, comp&#233;tent pour statuer sur la r&#233;gularit&#233; des &#233;lections contest&#233;es, &#233;tait &#233;galement comp&#233;tent, par voie d'exception, pour appr&#233;cier la validit&#233; des accords collectifs (...)

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&lt;a href="http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?rubrique39" rel="directory"&gt;Les br&#232;ves d'Alain HINOT&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_810 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.chronique-ouvriere.fr/IMG/pdf/Cass_Soc-_Le_15_mai_2013.pdf&quot; title='PDF - 68.4 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.chronique-ouvriere.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 68.4 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Cass Soc. Le 15 mai 2013.pdf&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Par un 1er jugement du 8 mars 2011, le tribunal d'instance de Puteaux annulait le premier tour des
&#233;lections professionnelles au sein de la soci&#233;t&#233; Avenance et par un arr&#234;t du 11 janvier 2012 (n&#176; 11-14292 PB), la Cour de cassation rejetait le pourvoi form&#233; par l'employeur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout en appelant que le tribunal, comp&#233;tent pour statuer sur la r&#233;gularit&#233; des &#233;lections contest&#233;es, &#233;tait &#233;galement comp&#233;tent, par voie d'exception, pour appr&#233;cier la validit&#233; des accords collectifs visant &#224; faciliter la communication des organisations syndicales en vue des &#233;lections professionnelles, statuait ainsi :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;&lt;i&gt;Mais attendu qu'en vertu des articles L. 2142-3 &#224; L. 2142-7 du code du travail, l'affichage et la diffusion des communications syndicales &#224; l'int&#233;rieur de l'entreprise sont li&#233;s &#224; la constitution par les organisations syndicales d'une section syndicale, laquelle n'est pas subordonn&#233;e &#224; une condition de repr&#233;sentativit&#233; ; que, d&#232;s lors, les dispositions d'une convention ou d'un accord collectif visant &#224; faciliter la communication
des organisations syndicales ne peuvent, sans porter atteinte au principe d'&#233;galit&#233;, &#234;tre limit&#233;es aux seuls syndicats repr&#233;sentatifs et doivent b&#233;n&#233;ficier &#224; tous les syndicats qui ont constitu&#233; une section syndicale&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et attendu que le tribunal, qui a constat&#233; que l'accord du 22 mai 2003 accordait des droits plus importants en mati&#232;re d'affichage au sein de l'entreprise et que l'accord du 4 octobre 2005 fixait les moyens techniques de diffusion de l'information syndicale, notamment par l'interm&#233;diaire d'un r&#233;seau intranet, aux salari&#233;s de l'entreprise, a, &#224; bon droit, d&#233;cid&#233; que ces dispositions, r&#233;serv&#233;es par les deux accords aux seuls syndicats repr&#233;sentatifs, devaient b&#233;n&#233;ficier au syndicat CAT qui avait constitu&#233; dans l'entreprise une section syndicale ; que, par ce seul motif, le jugement se trouve justifi&#233;&lt;/i&gt;&#8221;.
A la suite de cette d&#233;cision de la Cour de cassation le tribunal d'instance de Puteaux &#233;tait &#224; nouveau saisi par diverses organisations syndicales non repr&#233;sentatives d'une demande tendant &#224; ce qu'il soit enjoint &#224; la soci&#233;t&#233; Elres (venant aux droit d'Avenance), de proc&#233;der aux &#233;lections professionnelles, et ce sous
astreinte de 1.500 &#8364; par jour de retard, outre diverses demandes indemnitaires. Les demandeurs invoquaient notamment le non-respect par l'employeur des dispositions rendues par la d&#233;cision du 8 mars 2011 pr&#233;cit&#233;e, l'absence de mise en place de scrutin professionnel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 27 mars 2012, le tribunal d'instance de Puteaux pronon&#231;ait un 2&#232;me jugement statuant ainsi :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.chronique-ouvriere.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#8220;&lt;i&gt;Dit que c'est &#224; bon droit que l'employeur, qui a repris les n&#233;gociations pr&#233;&#233;lectorales en application des d&#233;cisions judiciaires rendues en temps utile, a entendu les suspendre le 14 f&#233;vrier 2012 en raison de l'imp&#233;rieuse n&#233;cessit&#233; de proc&#233;der pr&#233;alablement &#224; la ren&#233;gociation des accords d'entreprise&lt;/i&gt;&quot; ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.chronique-ouvriere.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#8220;&lt;i&gt;Constate que l'employeur s'est officiellement engag&#233; &#224; mener rapidement ces derni&#232;res n&#233;gociations en vue de la reprise dans les plus brefs d&#233;lais des n&#233;gociations pr&#233;&#233;lectorales et enjoint la Sasu Elres &#224; proc&#233;der &#224; la ren&#233;gociation du protocole d'accord pr&#233;&#233;lectoral pour une signature devant intervenir avant le 30 septembre 2012 dans la mesure du possible&lt;/i&gt;&#8221; ;
M. Cordelier salari&#233; et son syndicat Alliance Ouvri&#232;re formaient un nouveau pourvoi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par cet arr&#234;t de cassation du 15 mai 2013 (n&#176; 12-17091) ici annex&#233;, la Cour de cassation rappelle de fa&#231;on tr&#232;s solennelle les principes qu'elle avait d&#233;j&#224; d&#233;gag&#233; le 11 janvier 2012 et invite clairement les juges d'instance &#224; faire montre de plus de s&#233;v&#233;rit&#233; envers les employeurs peu enthousiastes &#224; respecter leurs obligations en mati&#232;re d'IRP et/ou r&#233;ticents &#224; allouer aux organisations non repr&#233;sentatives les m&#234;mes moyens qu'&#224; celles d&#233;j&#224; install&#233;es, alors m&#234;me qu'une concurrence saine et loyale entre organisations syndicales (toutes remises &#224; &#233;galit&#233; de repr&#233;sentativit&#233; dans l'entreprise &#224; chaque scrutin), suppose que l'employeur n'en favorise aucune.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au visa des articles L. 2314-4 et L. 2324-5 CT la Cour de cassation juge :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot; &lt;i&gt;Que pour d&#233;bouter les parties de leur demande d'organisation sous astreinte des &#233;lections et enjoindre &#224; l'employeur de proc&#233;der &#224; la ren&#233;gociation du protocole d'accord pr&#233;&#233;lectoral &#171; pour une signature devant intervenir avant le 30 septembre 2012 dans la mesure du possible &#187;, le tribunal retient que l'employeur s'est engag&#233; oralement &#224; tout mettre en oeuvre pour que les n&#233;gociations reprennent au plus vite sous
r&#233;serve de la remise &#224; plat des deux accords d'entreprise critiqu&#233;s judiciairement et qu'il convient de lui en donner acte, en lui donnant une date limite qui ne saurait &#234;tre qu'indicative compte tenu de l'imbroglio juridique cr&#233;&#233; ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'en statuant ainsi alors qu'il constatait l'absence d'institutions repr&#233;sentatives du personnel et qu'il lui appartenait d'enjoindre &#224; l'employeur de faire b&#233;n&#233;ficier tous les syndicats ayant constitu&#233; une section syndicale des dispositions des accords d'entreprise visant &#224; faciliter la communication des organisations syndicales et notamment la propagande &#233;lectorale, le tribunal a viol&#233; les textes susvis&#233;s&lt;/i&gt;&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le juge d'instance aurait donc d&#251; enjoindre, sous astreinte comminatoire, &#224; l'employeur d'organiser sans d&#233;lai des &#233;lections professionnelle et d'allouer aux syndicats non repr&#233;sentatifs les m&#234;mes moyens mat&#233;riels permettant une saine concurrence entre organisations. Cette &#233;vidence r&#233;sulte tant de lettre que de l'esprit de la loi du 20 ao&#251;t 2008 portant &quot;r&#233;forme de la d&#233;mocratie sociale&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et au visa de l'article 1382 du code civil, la Cour ajoute qu'un employeur qui n'accomplit pas les diligences n&#233;cessaires &#224; la mise en place d'IRP, sans qu'un proc&#232;s-verbal de carence ait &#233;t&#233; &#233;tabli, commet une faute qui engage sa responsabilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En cons&#233;quence le juge d'instance qui constate une carence de cette nature doit allouer aux organisations syndicales qui le demandent, mais aussi &#224; tout salari&#233; de l'entreprise, des dommages et int&#233;r&#234;ts en r&#233;paration de leurs pr&#233;judices.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le code de conduite est clair &#224; l'adresse du juge des &#233;lections professionnelles, des employeurs, des organisations syndicales et des salari&#233;s. Plus les astreinte seront lourdes et moins il y aura d'entreprise sans IRP ou fonctionnant sur des accords collectifs &quot;vie syndicale&quot; illicites et plus les indemnisations seront fortes et nombreuses, plus les employeurs r&#233;calcitrants se feront rares.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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